Le 30e Rallye
Dakar, qui devait partir samedi de Lisbonne, a été annulé pour des
raisons de sécurité, a annoncé vendredi l'organisateur ASO. Amaury
Sport Organisation précise que cette décision a été prise après
l'assassinat de quatre touristes français, abattus près d'Aleg (255km
au sud-est de Nouakchott) par des islamistes présumés le 24 décembre,
et après "des menaces directes lancées contre la course par des
mouvances terroristes".

Huit étapes du rallye étaient prévues en
Mauritanie, un pays où la France avait "fortement" déconseillé jeudi à
ses ressortissants de se rendre après le drame d'Aleg. "C'est un coup
dur parce que c'est une épreuve que nous diffusons chaque année et sur
laquelle nous misons chaque année beaucoup, qui est une belle
compétition", a commenté Daniel Bilalian, le patron des sports de
France-Télévisions, sur Europe-1. L'annulation de l'édition 2008
"ne remet pas en cause l'avenir du Dakar", assurent les organisateurs.
"Proposer, dès 2009, une nouvelle aventure à tous les passionnés du
rallye-raid est un défi qu'ASO saura relever dans les mois qui
viennent, fidèle à son engagement et à sa passion pour le sport",
disent-ils dans un communiqué.
Côté mauritanien, on disait ne pas
bien comprendre cette annulation, assurant que "toutes les garanties
avaient été données" à ASO et disant ne pas être au courant de menaces
particulières. Côté français, le ministre des Affaires étrangères
Bernard Kouchner a qualifié de "sage" une décision prise "dans un
contexte de sécurité insuffisant". C'est la première fois que
l'épreuve est totalement annulée. En janvier 2000, les organisateurs,
avertis d'un risque d'attentat du GIA algérien, avaient annulé les
étapes prévues au Niger, organisant un pont aérien pour poursuivre
l'aventure en Libye.
C'est la première fois que l'épreuve est totalement annulée. En
janvier 2000, les organisateurs, avertis d'un risque d'attentat du GIA
algérien, avaient annulé les étapes prévues au Niger, organisant un
pont aérien pour poursuivre l'aventure en Libye. L'an passé, des
menaces du GPSC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat)
algérien, aujourd'hui fondu au sein d'Al-Qaïda au Maghreb islamique,
avaient contraint les organisateurs à annuler les deux étapes prévues
au Mali. "Que voulez-vous qu'on fasse? A partir du moment où il y
a une recommandation du gouvernement, il n'y a pas d'autre solution", a
commenté sur France-3 Jean-Louis Schlesser, double vainqueur de
l'épreuve qui devait prendre le départ avec le dossard 309.
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