En battant Roger Federer en finale de Monte-Carlo (7/5 7/5), Rafael
Nadal a remporté son 4e titre consécutif sur le Rocher et entre dans la
légende du tournoi. L'Espagnol s'en sort pourtant bien.
En concédant le nul face à Boulogne-sur-Mer lors de la 35e journée
de Ligue 2 (2-2), Troyes a permis à Nantes de monter en Ligue 1. La
fête a même failli être totale à la Beaujoire.
Comme un message envoyé, les Exiles partaient très fort. Ojo était
lancé plein fer sur la droite et pensait se saisir de la balle dans
l'en-but mais Donguy l'a lui chipait sous le nez (1e). Les Anglais
continuaient à avoir la possession mais Toulouse se ressaisissait avec
des coups de pied précis de Kelleher puis d'Elissalde. Sur l'un d'eux,
Donguy avait une occasion d'essai mais Ojo prenait le dessus (9e). Les
deux équipes se répondaient également au tableau d'affichage avec des
pénalités d'Elissalde et d'Hewat consécutives à des fautes de hors-jeu
sur regroupement (3-3, 14e). Les Toulousains étaient agressifs en
défense mais laissaient un trou de souris à Tipsy Ojo. Sur son aile
opposée, il passait Elissalde puis Heymans avant de conclure un essai
de toute beauté (10-3, 21e). Toulouse réagissait bien avec une percée
de Bouilhou (23e) puis une pénalité manquée par Elissalde (24e). Le
Stade multipliait même les occasions perdues avec un énorme décalage
gâché par Pelous qui manquait sa sautée alors que Donguy était seul
(30e) ! Les Rouge et Noir étaient enfin récompensés de leurs efforts
par un essai d'Ahotaeiloa en bout de ligne (10-8, 34e). Très largement
dominateurs, les Haut-Garonnais poursuivaient leur pression. Après la
haute voltige, ils choisissaient l'épreuve de force. Suite à une prise
de balle en touche de Nyanga, le maul se créait et allait jusque dans
l'en but avec Servat à la finition (10-15, 39e). Toulouse était
logiquement en tête mais son butin était maigre et Elissalde boitait
bas…
Victime
d'un accident spectaculaire lors du GP d'Espagne, Heikki Kovalainen
pourrait être de retour au volant pour le GP de Turquie.
"Il n'a rien de cassé", indiquait son écurie, dimanche soir. "Nous espérons qu'il pourra récupérer dans les jours qui viennent."
Le pilote McLaren a quitté la piste au 22e
tour dans le virage de Campsa après une rupture mécanique alors qu'il
menait le GP par le jeu des ravitaillements. Fusant sur lebac à sable,
il s'est encastré sous des piles de pneus avant d'être évacué sur une
civière l'hôpital.
Un trou béant au niveau du
pédalier de sa McLaren retirée de son point d'impact pouvait faire
craindre pour ses membres inférieurs. "Nous attendons maintenant
l'examen médical de la FIA pour savoir si nous allons l'aligner au GP
de Turquie (11 mai)", a déclaré le patron du team Ron Dennis.
Grâce
à la victoire de Kimi Räikkönen et la deuxième place de Felipe Massa en
Espagne, la Scuderia a réalisé son deuxième doublé de suite en 2008.
Grosse déception pour Renault qui ne ramène aucune de ses monoplaces à
l'arrivée.
Zoom sur le départ :
Ferrari a idéalement contrôlé le
départ en muselant Fernando Alonso. L'Espagnol s'est fait prendre en
sandwich par Kimi Räikkönen et Felipe Massa qui a jailli de sa deuxième
ligne et pris le dessus sur la Renault. Derrière, Lewis Hamilton
s'emparait de la 4e place en dépassant Robert Kubica. Mais après
quelques virages, la course a été neutralisée deux tours suite à un
accrochage. Sutil percutait légèrement l'arrière de la Red Bull de
Coulthard et partait en tête-à-queue. Juste derrière, Vettel ne pouvait
éviter la Force India. Les deux pilotes abandonnaient dans la foulée.
Zoom sur la manœuvre :
On
retiendra une manœuvre ratée entre deux rookies, Nelson Piquet Jr et
Sébastien Bourdais. Le Brésilien a tenté de faire l'intérieur sur la
Toro Rosso du Français qui n'a visiblement pas vu arriver la R28. Ou
alors s'il la vue, celle-ci est arrivée bien trop vite à l'approche de
la courbe. Toujours est-il que les deux monoplaces rentrées en contact
abandonnaient dans les instants qui suivaient. Un coup dur pour
«Nelsinho» en net progrès aux qualifications et Sébastien Bourdais qui
s'était brillamment qualifié en Q2 samedi.
Zoom sur la stratégie :
Toutes
les écuries avaient opté pour une stratégie avec deux arrêts aux
stands. On retiendra quand même la stratégie offensive de Fernando
Alonso moins chargé en essence que ses adversaires, ceci afin
d'optimiser ses chances pour les qualifications. Une tactique de toute
façon réduite à néant puisque l'Espagnol a été victime d'une casse
moteur peu après la mi-course.
Le Flop : Renault
Les
qualifications des deux pilotes Renault avaient laissé entrevoir de
réelles chances de points en Catalogne. Malheureusement, Nelson Piquet
Jr est passé a côté de sa course en abandonnant suite à un contact avec
Sébastien Bourdais. Fernando Alonso a subi un sort identique. Un peu
après la mi-course, l'Espagnol se rangeait sur le bas-côté, le moteur
en flammes. Renault repart bredouille d'Espagne alors qu'un podium
était tout à fait envisageable.
Le chiffre : 9
Comme
le nombre d'abandons à Barcelone alors que les monoplaces sont censées
être plus robustes qu'en début de saison. Une hécatombe qui a fait le
bonheur de Jenson Button par exemple, auteur des premiers points de la
saison pour l'écurie Honda.
pour Marseille: Nasri (28e), Taïwo (61e), Cissé (73e)
Spectateurs: 17.368
Au
terme d'une rencontre triste en première période, puis folle en
seconde, Marseille a obtenu une belle victoire sur la pelouse de Monaco
(3-2) en menant trois fois au score. Du coup, les Olympiens retrouvent
la troisième place.
Monaco-Marseille,
grand classique du championnat de France. Mais le temps des duels entre
Papin et Ettori est désormais révolu, les deux formations ayant
aujourd'hui des objectifs bien différents. Tandis que l'OM pouvait
reprendre la troisième place aux Nancéiens en cas de victoire, Monaco
espérait engranger les quelques points restants pour assurer
définitivement le maintien.
Nasri éclaire l'OM
L'affiche
du dimanche soir, ces dernières semaines, nous avait plutôt gâtés. Des
buts, du spectacle dès le début de rencontre. Autant dire que le début
de match timide des deux formations glaçait un stade Louis II déjà
rarement en fusion. Nenê dévissait complètement à vingt mètres (7e).
Cheyrou n'était guère plus précis de l'autre côté du terrain (10e). Les
deux gardiens passaient du coup une soirée tranquille. Mais peu à peu,
l'emprise sur la partie allait bel et bien être marseillaise. Nasri
touchait de plus en plus de ballons, Niang commençait à trouver des
espaces. Et face à une défense monégasque quelque peu apathique, cette
pression payait rapidement. Bien servi par Kaboré, Nasri entrait dans
la surface. Profitant du marquage un peu lointain de Monsoreau, le
meneur marseillais se faisait un plaisir de placer une frappe dans le
petit filet de Roma (1-0, 27e). Incapables de réagir, les hommes de
Ricardo continuaient à laisser le ballon aux Phocéens. Mamadou Niang
expédiait une frappe de peu hors cadre (31e), puis Berthod sauvait les
siens juste avant la pause en lui chipant in extremis un ballon chaud
dans la surface (45e).
La rencontre s'enflamme
La
réponse de Ricardo face à la première période insipide des siens était,
à la pause, l'entrée de Bakar à la place de Gakpe. L'attaquant formé au
club ne mettait pas longtemps à faire parler de lui. Son pointu, dans
la surface, prenait le chemin des filets. Sauf que Mandanda
s'interposait magnifiquement (55e). Mais les Monégasques avaient de la
suite dans les idées. Le corner suivant était vite joué par Cufre.
Gonzalez, libre de tout marquage, plaçait une tête piquée imparable
(1-1, 56e). Les Marseillais, cependant, réagissaient de la plus belle
des manières. Un corner de Cheyrou était repris par Cana. L'Albanais
pouvait pester, son ballon échouant sur le poteau… Pas pour très
longtemps néanmoins puisque Taiwo, à l'affût, trompait Roma de près
(1-2, 61e). Dès lors, on imaginait que le coup serait rude pour les
hommes de Ricardo. Bien au contraire ! Sur le coup d'envoi, les
Monégasques obtenaient un coup franc. Mandanda, obligé d'intervenir des
deux poings, offrait la voie royale à Leko, qui le lobait parfaitement
(63e). Le rythme, logiquement, baissait de pied ensuite, même si Nasri
s'offrait une jolie tête qui échouait de peu à côté (76e). L'entrée
dans les dix dernières minutes allait cependant être décisive. Suite à
une belle talonnade de Niang et une probable obstruction d'Akalé sur
Monsoreau, Cissé, à bout portant, pouvait ajuster Roma (2-3, 81e).
Troisième fois que l'OM menait au score dans la rencontre et, ce
coup-ci, l'affaire allait tenir. Les Olympiens retrouvent donc le
podium, avant la réception de Bordeaux le week-end prochain.
Le jeu et les joueurs
Pour
cette rencontre, Ricardo n'avait d'autre choix que faire confiance aux
jeunes. Piquionne, Menez ou Meriem absents, l'attaque monégasque était
confiée au duo Gakpe-Gonzalez. Et le moins que l'on puisse dire, c'est
que sa première période a été discrète. Il a fallu la sortie du premier
et l'entrée de Bakar pour voir le second se mettre en évidence, avec
une belle activité et un joli but. Leko a lui beaucoup couru et son lob
mérite d'être souligné. Monsoreau et Cufre ont en revanche affiché des
limites incroyables défensivement.
Marseille a tout connu ce
dimanche soir. En repassant devant à trois reprises, les hommes d'Eric
Gerets se sont fait peur mais obtiennent une victoire importante. L'un
des premiers artisans de cette victoire a été Samir Nasri. Omniprésent
à la baguette, le meneur marseillais s'est offert un but en prime.
Djibril Cissé, pour sa part, a une nouvelle fois été décisif avec son
quatorzième but de la saison, tandis que Niang a été un danger
constant. Derrière, la charnière Cana-Rodriguez a alterné le bon et le
moins bon, tandis que la sortie de Mandanda, sur le second but, peut
prêter à discussion.
Ouverture du score de Samir Nasri !!! Kaboré lance le meneur de jeu
marseillais dans le dos de la défense monégasque, Nasri fixe Monsoreau
et frappe sans contrôle, le ballon passe entre les jambes de Monsoreau
et finit dans les filets de Roma. Monaco 0-1 OM
Après la désillusion des fleurettistes français vendredi, l'équipe de
France féminine d'épée a remporté l'or aux Championnats du Monde par
équipe de Pékin. Laura Flessel, Hajnalka Kiraly, Sarah Daninthe et
Maureen Nisima se sont imposées face à la Chine en finale (32-30).
Les Bleues ont pris leur revanche. Battues en finale par ces mêmes
Chinoises en finale des Mondiaux de Turin en 2006, Laura Flessel,
Hajnalka Kiraly, Sarah Daninthe et Maureen Nisima ont remporté leur
deuxième championnat du monde par équipe consécutif (32-30). Le
quatrième au total. Un record en la matière. Les Françaises ont
toutefois eu chaud dés le début de la journée. Elles ne se sont
imposées que d'une touche en quarts de finale (43-42). L'adversaire
n'était autre que la Russie, championne olympique en titre et
vice-championne du monde l'an passée à Saint-Pétersbourg, battue en
finale par… les épéistes françaises (37-45). Le score était serré
durant toute l'opposition, avec des égalités à 9 et à 14 dans les
troisièmes et quatrièmes relais. Les deux équipes ne parvenaient pas à
se départager après le neuvième (42-42). La France à été la première à
marquer dans la prolongation suivante. Une touche qui offrait un billet
pour les demies aux Françaises (43-42). Le suspense a également duré
face à la Pologne en demi-finale (35-32). Les Françaises pouvaient se
préparer à rencontrer la Chine en finale. Des Chinoises qui ont
également lutté pour s'imposer face à l'Allemagne en demies (25-24)
alors que les deux derniers relais leur avait permis de redresser une
situation délicate contre la Roumanie en quarts (36-33).
Remake de 2006Cette finale est la redite de la confrontation de
Turin en 2006 où la Chine s'était imposée face à la France. Avant
l'opposition qui allait désigner l'équipe championne du monde,
l'Allemagne a écrasé la Pologne dans la petite finale (45-35). Les
Polonaises ont pourtant mené lors de la première manche (5-4), avant de
voire les Allemandes revenir à égalité au terme de la seconde (9-9),
puis prendre l'avantage dés la troisième (13-11 pour l'Allemagne). Une
avance qui n'a fait que s'accentuer par la suite. Le scénario fut
quelque peu différent lors de la finale. Les Chinoises avaient d'abord
pris l'avantage. 4-2 après le premier relais, 6-3 après le second,
11-10 après le quatrième et même 15-12 après le cinquième grâce à Li
Na. L'arbitre distribuait des cartons jaunes aux deux équipes dans le
sixième match. C'est Laura Flessel qi remettait les deux équipes à
égalité au terme de la huitième manche (22-22). Les dernières secondes
étaient fatales à la Chine qui baissait finalement pavillon (30-32).
Lot de consolationPrivée de JO par équipes suite au retrait de
l'épreuve d'épée féminine par équipe du programme olympique, Laura
Flessel insistait sur l'importance des Mondiaux avant le début de la
compétition. «Ce seront nos JO par équipes, martèle Flessel-Colovic sur Eurosport.
On n'y va pas pour faire de la figuration. Il y a un vrai enjeu car on
tient à conserver notre titre acquis l'an passé. Et puis, toutes les
plus fortes seront là. Ca me permettra de me jauger par rapport à
l'adversité.» La Guêpe va en effet participer aux JO en individuel, à la différence de Maureen Nisima et Sarah Daninthe… «C'est très important pour moi de prendre mes repères, poursuit-elle. C'est
du temps gagné pour plus tard. Ca me permettra tout de suite de me
sentir bien et de faire abstraction de cette salle. Je vais donc faire
plein de photos, bien prendre mon rythme, bien reconnaître l'espace,
sentir l'atmosphère et prendre le pouls de l'ambiance. Je veux
recueillir tous les indicateurs que je n'ai pas encore en ma possession.»
Le moins que l'on puisse dire c'est que la Guadeloupéenne a réussit ses
mondiaux de ce point de vue, en y ajoutant la confiance engrangée par
la victoire… De bon augure avant les JO en septembre prochain.
Résultats des championnats du monde d'épée féminine : Samedi, Finale France - Chine 32-30
Troisième placeAllemagne-Pologne 45-35
Demi-finalesChine - Allemagne 25-24 France - Pologne 35-32
Quarts de finalesChine - Roumanie 36-33 France - Russie 43-42 Pologne - Italie 45-43 Allemagne - Hongrie 24-23
Au terme de la 24e journée de D1, Montpellier est devenu champion de France.
Montpellier champion de France ! Le MAHB, vainqueur de Toulouse (36-34)
remporte le championnat, et succède à Ivry. Chambéry, qui a pour sa
part gagné contre Pontault (40-33), est qualifié pour la Ligue des
Champions.
Paul Le Guen : « On
n'a pas fait un bon match c'est une défaite logique. On a été battu par
une équipe de Caen supérieure à nous. Autant la défaite contre Nice
laissait beaucoup d'espoir autant ce soir on est au fond du trou. On
est en grosse difficulté. Ce n'est pas perdu. Il faut garder la tête
haute, se bagarrer jusqu'au bout. Ce match nous donne peu d'argument
mais on ne pourra qu'être meilleur sur les quatre derniers. »
Franck Dumas : « Pour
nous c'est une très belle soirée, c'était important de grappiller. On a
les trois points, c'est un maintien quasi assuré. Se maintenir à quatre
journées de la fin c'était pratiquement inespéré. On ne va pas lâcher.
Il faut bien terminer pour grappiller les points et bien finir pour
terminer joliment la saison avec des hauts voire très hauts. Je suis
ravi pour ce soir. »
Le FC Barcelone
a essuyé sa quatrième contre-performance consécutive en Championnat
d'Espagne, samedi lors de la 33e journée: un 0-0 à domicile contre son
voisin de l'Espanyol, résultat qui ne le ramène qu'à huit points du
Real Madrid.
Le leader madrilène joue dimanche à Santander face au Racing, l'équipe surprise de la Liga.
Le Barça, dont l'entraîneur Frank Rijkaard a dit vendredi qu'il
croyait aux "miracles", n'a plus gagné en Liga depuis le 23 mars: une
nette victoire (4-1) au Camp Nou face à Valladolid, lors de la 29e
journée.
Depuis cette victoire, il a perdu 3-2 à Séville contre le Betis, dû
se contenter d'un 0-0 contre Getafe à domicile et d'un 2-2 à Huelva
face au Recreativo.
Le club "blaugrana" n'a pourtant pas fait un mauvais match samedi,
et comme contre Getafe (trois poteaux à son crédit), il aurait mérité
les trois points.
Rijkaard a dû, malgré la déception, trouver quelques motifs de satisfaction (dont l'excellente performance de Lionel Messi,
entré en jeu au retour des vestiaires) avant la rencontre de Ligue des
champions devant Manchester United, mercredi au Camp Nou.
"Le jour où le ballon entrera, la dynamique sera différente", a
assuré Rijkaard en conférence de presse. "Le travail de l'équipe en ce
moment est très positif".
Le Barça a eu beaucoup d'occasions, mais le gardien camerounais de
l'Espanyol, Carlos Kameni, a sorti un grand match. L'Italien Zambrotta
a trouvé la barre sur une frappe enroulée (25), Xavi a manqué de peu le
cadre de la tête (26) et Messi puis Eto'o par deux fois ont eu des
balles de 1-0 juste après la mi-temps.
L'Atletico Madrid, 4e et pour l'instant détenteur du dernier sésame
pour le tour préliminaire de la Ligue des champions, s'est
singulièrement compliqué l'existence en s'inclinant à domicile face au
Betis Séville (3-1), qui a de son côté presque assuré son maintien dans
l'élite.
Les supporteurs de l'Atletico n'étaient plus très nombreux à la fin
du match, mais ceux qui sont restés ont craché leur colère aux joueurs,
entraîneur et dirigeants du club.
Cette défaite fait un heureux: le Racing Santander, qui en cas de victoire face au Real dimanche peut s'emparer de la 4e place.
Le FC Séville aurait pu revenir samedi en soirée à la hauteur du
club madrilène mais, sous une pluie battante, il a pris l'eau à
domicile contre son voisin Almeria, vainqueur 4-1.
Saragosse a remporté un match vital pour ne pas descendre en 2e
division: une victoire 3-0 à domicile face au Recreativo Huelva.
Saragosse est désormais premier non relégable et Huelva relégable.
Raymond Domenech a livré sa manière personnelle d'agir pour les
droits de l'homme lors des Jeux Olympiques de Pékin. En effet, le
sélectionneur des Bleus ne regardera tout simplement pas les Jeux à la
télévision en août prochain, comme il l'a indiqué au journal Le Monde
daté de samedi.
« Je dis aux gens: Si vous êtes contre les Jeux en Chine,
alors ne les regardez pas et éteignez votre télé ! C'est un acte
courageux et citoyen. Comme ça, au lieu de critiquer les autres, on
fait quelque chose soi-même et on l'assume. Moi, je ne les regarderai
pas », s'est-il exclamé.
Et Domenech d'ajouter : « Les Français disent qu'ils ne
veulent pas des JO parce que c'est scandaleux par rapport aux droits de
l'homme en Chine. Si on ne veut pas des Jeux, il y a un bon moyen:
pendant le mois d'août éteignez la télé ! »
Les
écuries de Formule 1 s'étaient donné rendez-vous à Montmelo cette
semaine pour effectuer une série de tests avant le Grand Prix d'Espagne
les 25, 26 et 27 avril. Renault présentait des améliorations pour permettre à ses pilotes de retrouver les sommets. Qu'en est-il réellement?
L'écurie Renault avait déclaré qu'elle se rendait en
Catalogne avec des nouveautés pour espérer gagner de précieux dixièmes.
L'ajout d'un nouvel amortisseur type "mass damper" simplifié, appelé
"J-damper" (voir photo) ainsi que la greffe d'un nouveau package aéro
sont les principales nouveautés apportées par Enstone aux R28. Ces
modifications devaient permettre aux pilotes Renault sinon de batailler
pour la victoire, au moins de retrouver le haut de la hiérarchie.
Au fur et à mesure que le championnat avance, la mission s'avère de
plus en plus compliquée pour le PSG. Alors que les Lensois se sont
imposés ce samedi après-midi contre Sochaux (3-2), les Parisiens
n'avaient d'autres obligations que de se défaire de Caen au stade
Michel d'Ornano pour rester dans la course au maintien.
Le PSG abordait donc la rencontre contre Caen sans le moindre joker. En
l'absence de Rothen, blessé au genou à un moment crucial de la saison,
Paul Le Guen décidait donc
de faire confiance à Sakho pour occuper la place d'arrière gauche et à
Armand pour distiller de bons centres depuis le milieu du terrain. Si
ce n'est sur coup de pied arrêté, jamais les Parisiens n'auront eu la
chance de mettre en danger Planté durant les quarante cinq premières
minutes.
Des miettes pour Pauleta
Plus que crispés par l'enjeu, les Franciliens balbutiaient leur
football, comme à leur habitude finalement... Les Caennais, qui
jouaient beaucoup plus libérés dès les premières minutes, se
procuraient d'ailleurs la première, et sans doute la meilleure,
occasion de cette première période. Jemaa profitait des largesses
défensives du PSG pour mettre une première fois Landreau à
contribution. Bien servi par Gouffran, le Tunisien se retrouvait seul
au point de penalty face au portier parisien mais Landreau, une fois
n'est pas coutume, sauvait son camp d'une superbe parade (9e). S'il
semble remonter la pente depuis quelques semaines et une bonne finale
de Coupe de la Ligue avec le PSG contre Lens (2-1), le portier
international ne sera pas cette année l'homme providentiel. S'il faut
évidemment sécuriser l'arrière-garde, les Parisiens ont impérativement
besoin de trouver un buteur pour glaner des victoires et prendre des
points. Pauleta, titulaire, Paul Le Guen pensait bien avoir trouvé dans
le Portugais, le buteur tant désiré.
Inspiré contre Carquefou, l'Aigle des Açores passait finalement toute
la première période sous l'éteignoir. Incapables de produire du jeu,
Paris se mettait en évidence sur un coup franc frappé par Chantôme. Le
titi parisien adressait un centre millimétré pour Camara mais la tête
décroisée de l'ancien Stéphanois était finalement détournée par Planté,
d'une superbe claquette (19e). Paris sans fond de jeu, les Caennais en
profitaient pour mettre un peu plus de pression sur le camp parisien.
Sur un corner concédé par Camara, Deroin enveloppait un centre parfait
pour la tête décroisée d'Hengbart. Chantôme sauvait finalement son
équipe sur sa ligne (22e). Le Stade Malherbe de Caen prenait finalement
la rencontre à son compte mais ne parvenait pas à trouver la faille
avant la pause.
Gouffran crucifie Paris
Stérile offensivement pendant les quarante-cinq premières minutes, Caen
trouvait finalement l'ouverture au retour du vestiaire. Si le côté
gauche parisien donnait plutôt des signes de satisfaction avec la paire
Sakho-Armand, Mendy désertait complètement son côté sur l'ouverture du
score caennaise. Lemaitre en profitait pour déborder et ajuster un
centre millimétré pour Deroin au second poteau. Le Caennais, esseulé
dans la surface parisienne, prenait tout son temps pour s'offrir une
volée du droit qui terminait dans la lucarne droite de Landreau (52e).
Si les Parisiens réalisaient un non-match avec une succession d'erreurs
techniques et une fébrilité criante en défense, les Malherbistes
semblaient enfin trouver la finition qui leur manquait tant.
Les trente dernières minutes furent encore et toujours à l'avantage des
hommes de Franck Dumas. Proment tirait un corner côté gauche pour
Lemaitre qui ajustait Landreau d'une tête sous la transversale (74e).
Le portier parisien ne pouvait à lui seul contenir les assauts
malherbistes et Gouffran, comme un symbole, renvoyait le PSG à ses
chères études. Le Normand, qui aurait dû signer au PSG à l'intersaison
avant de faire volte-face, débordait encore sur le côté gauche et
évitait une sortie de Landreau plutôt mal négociée pour marquer dans le
but vide et enterrer les derniers espoirs parisiens (88e). Supporters
furieux, équipe à la dérive, le PSG pourrait ne pas se relever de ce
nouvel accroc en Ligue 1.
Eric
Gerets a communiqué le groupe de 19 joueurs pour la réception de Lille
dimanche (20h55). Niang est bien dans le groupe et Valbuena effectue
son retour alors que Cana est suspendu.
Mathieu Valbuena est désormais lié
avec l'OM jusqu'en 2013 et Taye Taiwo jusqu'en 2011. Le président Pape
Diouf nous explique «miser sur le talent de ces garçons».
Mathieu Valbuena et Taye Taiwo ont prolongé leurs
engagements respectifs avec l'OM cette semaine. Deux valeurs montantes
en passe de devenir des valeurs sûres, comme nous l'a indiqué Pape
Diouf. «C'est une volonté de miser sur la jeunesse
en prolongeant Taiwo et Valbuena mais c'est d'abord miser sur le talent
de ces garçons. Aussi bien l'un que l'autre ont démontré depuis
plusieurs mois toute l'étendue de leurs possibilités. Pour nous, il
était essentiel de renforcer l'équipe dans la perspective de la
prochaine saison et aussi de ne pas l'amoindrir. Ce qui passait
nécessairement par le maintien au sein de notre effectif de certains
garçons.» Après avoir déjà prolongé jusqu'en 2012 en octobre
dernier, Mathieu Valbuena est désormais engagé jusqu'en 2013, quant à
Taye Taiwo, son bail avec l'OM tire à présent jusqu'en 2011, soit deux
années supplémentaires. «Des
périodes confortables pour les joueurs comme pour nous dans la
perspective d'une certaine tranquillité d'esprit. C'est dans l'intérêt
de chacune des parties que nous nous sommes engagés à signer ces
prolongations de contrats» a confirmé Pape Diouf.
Guy Forget,
capitaine de l'équipe de France : «C'est exceptionnel. Je crois que
dans une carrière il y a des matches qui marquent plus que d'autres,
c'est un des plus beaux doubles que je les ai vus faire l'un et
l'autre. On parle souvent du succès des Bryan et de leur complicité en
tant que jumeaux, mais je crois qu'il y avait deux paires de jumeaux
sur le terrain. ''Mika'' et "la Clé", leur amitié, leur solidarité l'un
envers l'autre depuis longtemps elle y est pour beaucoup. On les a
parfois critiqués. Parfois cela a été dur pour Arnaud, il a parfois
fait des matches où il n'était pas à son niveau habituel. Il y avait
des gens qui m'avaient conseillé de ne pas aligner cette paire sur un
match comme celui-là, sinon on n'allait pas le gagner. Arnaud a prouvé
aujourd'hui que ce n'était pas le fruit du hasard. Quand on gagne à
Wimbledon, quand on fait une finale à l'Open d'Australie, quand on voit
tout ce qu'ils ont fait ensemble... Il n'y a qu'un mot envers eux :
respect. Vraiment un grand coup de chapeau parce qu'ils nous remettent
un peu en selle avec ce double. Grand merci à eux deux. Pour mesurer un
peu leur performance, c'est comme si on allait jouer en Suisse sur
gazon et qu'un joueur français battait Federer. On a trouvé une grosse
gourde d'eau, l'oasis est encore loin. Ils nous remettent en selle,
c'est d'autant plus frustrant de se dire aujourd'hui qu'à un point
près, on menait deux à un et l'histoire pouvait être belle, mais on va
continuer d'y croire... »
Les
détails avaient fait la différence lors des deux premiers simples. Lors
du double, Michaël Llodra et Arnaud Clément n'ont pas fait de détails
samedi pour faire la différence, ramener l'équipe de France à 1-2
contre les Etats-Unis et battre (6-7 [7], 7-5, 6-3, 6-4) en 2h45' les
numéros 1 mondiaux, Bob et Mike Bryan, chez eux, sur une surface
ultrarapide et sans concéder une seule fois leur service. «Pour
mesurer un peu leur performance, c'est comme si on allait jouer en
Suisse sur gazon et qu'un joueur français battait Federer», se félicite Guy Forget.
Et le capitaine possède de sérieux arguments pour employer l'emphase.
La paire américaine n'avait perdu qu'un double contre la Croatie en
quinze rencontres de Coupe Davis et le jeu des Français s'est montré à
la hauteur du palmarès adverse. «On savait avant le match qu'il fallait faire un très grand match qu'un bon match ne suffirait pas, prévient Michaël Llodra. Aujourd'hui,
on était dos au mur, on était mené deux à zéro, on savait qu'il fallait
faire un gros match, on s'est investi à fond dans cette rencontre et ça
nous fait vraiment plaisir de les battre.»
Meilleurs au
service (22 aces contre 11), meilleurs en retour et surtout plus
solides sur les points importants en sauvant quatre balles de break sur
les quatre disputées (2/5 sauvées pour les Américains), Arnaud Clément
et Michaël Llodra ont rendu une copie parfaite. Malgré une petite
rature lors de la balle de set du tie-break du premier set à six points
à cinq avec un coup droit de l'Aixois qui aurait pu ou dû être décisif,
ils n'ont jamais baissé les bras. «Beaucoup d'équipes auraient peut-être abdiquées. Nous, c'est notre force, explique Michaël Llodra. On
a perdu le premier, mais on n'a pas perdu le match. Derrière, hormis un
ou deux jeux un peu chauds, on a fait cavalier seul. C'est une très
grosse performance.» Le même scénario qu'en finale de Wimbledon en
2007... Et cette victoire n'a pas été anodine pour aborder ce match
décisif devant 14.000 spectateurs. «Les rejouer dans une ambiance comme celle-là, on sait qu'on peut le refaire, avoue Arnaud Clément. C'est surtout ce match-là qui a été important pour notre confiance.»
De
la confiance, il en fallait pour revenir dans le match après la
première manche perdue. De la confiance, il en fallait à Arnaud Clément
pour réaliser un service gagnant canon sur le T sur deuxième balle à
4-2 (15-40) dans la troisième set. «Vu que je me sentais bien en
rythme avec mon service, je savais que c'était cette zone qu'il fallait
choisir. J'ai eu la réussite de le mettre. Les matches comme ceux-là,
on ne les gagne pas en retenant son bras ou en essayant de faire le
minimum, explique l'Aixois. On est obligé de tenter des choses,
des retours long de ligne, des services surtout dans mon cas car je
n'ai pas la puissance et la régularité de Mika. C'était bien de le
mettre à ce moment-là. Après si je fais une double faute, je suis une
"quiche".» De la confiance, il en fallait pour réussir le hold-up
parfait à 6-5 au deuxième set sur le service de Mike Bryan avec un
retour exceptionnel de revers d'Arnaud Clément sur une première balle
et un retour-volée de Michaël Llodra. De la confiance, du cran et de
l'intelligence...
Avec ses services slicés sur une surface qui
lui convient parfaitement, Arnaud Clément a mis au supplice les frères
Bryan et les quelque lobs distillés à bon escient pour faire reculer
leurs adversaires ont semé le trouble. Au-delà du point rapporté, les
deux hommes ont montré le véritable esprit de la Coupe Davis avec son
grain de folie, sa solidarité et la nécessaire complicité... «Il n'y
a qu'un mot : respect. Vraiment un grand coup de chapeau parce qu'ils
nous remettent un peu en selle avec ce double. Grand merci à eux deux», s'enthousiasme Guy Forget. Si Patrick McEnroe ne les remercie pas, il les félicite chaleureusement : «Nous
avons joué contre une grande équipe. Les Français ont joué un tennis
incroyable et réussi des gros points. Ce n'est pas Bob et Mike qui ont
raté, ce sont eux qui ont réussi de beaux coups.» Les plus anciens donnent parfois l'exemple au plus jeune.
Alassane a encore marqué, mais Le Havre n'est pas encore en Ligue 1. (L'Equipe)
Le Havre n'est pas encore en Ligue 1. Le club normand a partagé les
points avec Guingamp (1-1) et devra patienter jusqu'à la semaine
prochaine. Battu à Ajaccio (2-1), Nantes cède du terrain dans la course
au titre. Grenoble, tenu en échec à Dijon (0-0), reste à deux points de
Troyes. En ouverture jeudi, Montpellier a battu Bastia (2-1).Pour se rassurer,
Montpellier (8) AC Ajaccio (12)
2-1 2-1
Bastia Nantes (2)
Troyes (3)
2-2
Gueugnon (20)
Dijon (17)
0-0
Grenoble (4)
Niort (18)
1-0
Clermont Foot (5)
Sedan (7)
2-0
Brest (10)
Angers (9)
3-0
Châteauroux (13)
Amiens (16)
1-0
Reims (14)
Boulogne-sur-Mer (15)
1-0
Libourne/Saint-Seurin (19)
Guingamp (11)
1-1
Le Havre (1)
Nantes
pourra toujours se dire que Troyes et Grenoble n'ont pas gagné, et que
ses chances de retrouver l'élite ne sont pas remises en cause après sa
défaite à Ajaccio (1-2). Mais, c'est un fait, Nantes paraît de
moins en moins serein à l'entame du sprint final, et l'officialisation
de sa montée ne viendra pas assez rapidement. Même si la défaite en
Corse n'est que la première depuis le mois de janvier et celle concédée
face au Havre (0-1), elle vient rappeler aux Nantais qu'ils ne sont pas
encore en Ligue 1. Affichant un état d'esprit irréprochable lorsqu'ils
étaient encore leaders, les Jaunes ont semblé se disperser une fois que
Le Havre a pris les commandes, et ont parfois fait preuve de
suffisance, à l'image de leurs prestations médiocres contre les
relégables (matches nuls contre Niort, Libourne et Gueugnon). Face à
Ajaccio, alors qu'ils avaient pourtant ouvert la marque par Dossevi,
les joueurs de Michel Der Zakarian sont une nouvelle fois tombés dans
leurs travers et vont devoir se reprendre dès la semaine prochaine face
à Boulogne.
Dans le bas de tableau, Toulouse a réalisé la très bonne opération du jour en allant s'imposer à Monaco
(2-0) grâce à des buts de Batlles (5e) et Elmander (46e). Le TFC compte
désormais trois points sur une zone rouge dont le Paris-SG, sans jouer,
ne fait plus partie. Les Parisiens, qui reçoivent Nice dimanche,
bénéficient des revers conjugués de Strasbourg à Valenciennes (0-2) et de Lens à Lorient
(0-1) . En chute libre, Furlan et ses hommes ont bu la tasse avant le
repos sur un doublé de Savidan. Sur leurs neuf derniers matches, ils
ont concédé huit revers, dont sept sans inscrire le moindre but. A ce
rythme-là, la Ligue 2 pourrait être pour bientôt. Lens, de son côté,
aurait très bien pu rentrer à la maison avec les trois points en poche
sans un Fabien Audard en état de grâce. Au lieu de cela, JPP et ses
hommes ont cédé sur un but tardif de Rafik Saïfi (85e) qui assure le
maintien des Merlus autant qu'il enfonce les Sang et Or. Sochaux, longtemps mené au score par Saint-Etienne après un but d'Ilan (12e), a finalement accroché un nul presque synonyme de maintien grâce à Grax (69e). Enfin, Auxerre, laminé au Mans
(0-3), doit attendre la fin de saison avec impatience. Après avoir
concédé trois revers en quatre matches, les Bourguignons n'ont plus que
cinq points d'avance sur la fameuse zone rouge. Un matelas, le même que
Monaco, qui devrait toutefois s'avérer suffisant pour rester parmi
l'élite. Normalement...
Grâce notamment à un but de Cissé, Marseille s'est imposé à Metz (2-1). (L'Equipe)
Grâce notamment à un but de Cissé, Marseille s'est La course à la
troisième place, synonyme de tour préliminaire de la prochaine Ligue
des champions, est elle définitivement lancée. Logiquement battu à Lille (1-2), Nancy quitte le podium pour la première fois de la saison au profit de Marseille, rentré vainqueur de son voyage à Metz
(2-1). Poussifs, les hommes de Correa ont craqué avant la pause sur un
penalty de Michel Bastos (16e), puis sur une frappe en pleine lucarne
de Kevin Mirallas (39e). Opportuniste, Andre Luiz a pourtant réduit la
marque juste avant la pause (45e). Mais l'ASNL, malgré deux tirs sur le
poteau de Malonga (28e, 56e), n'a rien pu faire contre une équipe de
Lille remarquable d'abnégation et désormais septième. Mené au score dès
la troisième minute à Metz après un but de Barbosa, Marseille a su
sortir le bleu de chauffe pour renverser la vapeur (2-1) et ravir la
troisième place à Nancy à la différence de buts (+14 contre + 13).
Djibril Cissé a d'abord offert l'égalisation aux siens sur un caviar
d'Akalé (13e) avant que Nasri ne fasse la décision après le repos d'un
extérieur du droit magique (57e). Si l'OM peut espérer retrouver la
Ligue des champions l'an prochain, Metz est désormais officiellement en
Ligue 2.
Bordeaux ne pouvait sans doute pas rêver mieux. Auteur d'un match très moyen, Lyon s'est fait reprendre dans le temps additionnel par Rennes
(1-1) et a donc manqué l'occasion de s'envoler vers son septième titre
consécutif. En cas de victoire contre Caen, dimanche, Laurent Blanc et
ses hommes reviendraient en effet à quatre petits points de l'OL.
Autant dire que le Championnat serait bel et bien relancé, à cinq
journées de son terme. Et Lyon ne peut s'en prendre qu'à lui-même. A
court d'imagination, et peut-être de souffle, le sextuple champion de
France a malgré tout longtemps tenu entre ses mains un succès aussi
court que précieux dans sa course au titre. Brouillon, voire inoffensif
en début de match, il s'est contenté d'une tête de Cris, sur corner,
pour faire la différence sur sa toute première occasion (15e).
Källström, d'une frappe en force (41e), ou Benzema, d'une caresse
enroulée sur la barre (54e), auraient pu mettre un terme à tout
suspense. Ils ne l'ont pas fait. Valeureux, les Rennais, à l'image d'un
Sylvain Wiltord titulaire et dans tous les bons coups pour son retour à
Gerland, ont joué leur va-tout dans le dernier quart d'heure. Après
s'être longtemps contentés de défendre, ils ont enfin pris le jeu à
leur compte, profitant de l'apathie du leader, ou de sa suffisance,
c'est selon, pour se montrer enfin dangereux. Une audace vite
récompensée par la tête de Mbia, étonnamment seul au premier poteau
après un corner de Pagis (90e+2). Plus que Rennes, c'est bien Lyon qui
a peut-être relancé le Championnat.
Eric Gerets a dévoilé les 18 joueurs retenus pour le déplacement de l'OM à Metz samedi.
Cinq absents dans le groupe marseillais. Cheyrou, touché à la cuisse, a
été contraint de déclarer forfait, rejoignant à l'infirmerie les
Valbuena, Ziani, Krupoviesa et Carrasso.