| dimanche 25 novembre 2007, a 05:44 |
| La montagne, ça les gagne |
Annecy, Gap et Grenoble sont entrées officiellement jeudi dans la
bataille olympique avec en point de mire les JO d'hiver 2018. Sous la
présidence de Pierre Mazeaud, entouré pour l'occasion ce jeudi par les
maires des trois villes et par quelques sportifs français de renom,
l'association « La Montagne pour 2018 » a présenté un projet qu'elle
assure suffisamment solide pour qu'il soit validé par le Comité
national olympique et sportif français (CNOSF), condition nécessaire à
la suite de l'aventure.
 Florence Baverel-Robert soutient la candidature de 2018.
L'échec
de Paris 2012 est digéré. Deux ans, jour pour jour, après l'annonce de
la victoire de Londres comme ville organisatrice des prochains JO d'été
après Pékin, la France repart dans la bataille de l'Olympe. Ce 5
juillet 2007 a donc vu naître (les statuts ont été déposés le jour même à la préfecture de Paris, ndlr) l'association « La Montagne pour 2018 », réunissant les villes d'Annecy, de Gap et de Grenoble, "par ordre alphabétique", précise Essar Gabriel, animateur de cette conférence de presse.
L'homme aux multiples casquettes, ex-directeur général adjoint de Paris
2012 et actuel conseiller du dossier, ne voulait pas prendre le risque
de froisser la sensibilité des maires des trois villes présents ce
jeudi midi au siège de L'Equipe.
Car si le projet est accepté par le Comité national olympique et
sportif français (CNOSF), condition nécessaire à la suite de
l'aventure, seule une ville défendra le drapeau tricolore devant le CIO
pour espérer se voir attribuer l'organisation du grand rendez-vous des
sports d'hiver en 2018, 26 ans après les JO d'Albertville. Mais avant
d'entrer dans une éventuelle concurrence interne, Pierre Mazeaud,
président de l'association, affiche un grand optimisme.
Val d'Isère juge de paix
"C'est un enjeu exceptionnel pour notre pays et c'est un devoir que de le relever", insiste l'ex-président du Conseil constitutionnel. "Ce désir est né de la volonté des acteurs économiques et aussi de la frustration engendrée par la défaite d'Annecy 2014",
avance par ailleurs Jean-Luc Rigaut. Le premier magistrat de la ville
haute-savoyarde profitait au passage pour commenter la nomination,
annoncée quelques heures plus tôt, de Sotchi pour les JO d'hiver 2014.
Abondant dans le sens de tous les acteurs principaux présents pour ce
lancement, Rigaut se réjouissait que le CIO ait choisi la cité russe.
Une attitude quelque peu surprenante si l'on considère que le Comité
olympique international applique, implicitement, un système de rotation
des continents. Ainsi, l'Europe victorieuse en 2014, ne pourra pas «
doubler » quatre ans plus tard. Mais une autre règle, édictée par une
majorité des membres du CIO, considère en revanche que Sotchi
n'appartient pas historiquement au Vieux Continent mais plutôt à l'Asie
mineure. Bref, le choix de la ville portuaire russe ne devrait pas
entraver la bonne marche de la candidature de « La Montagne pour 2018 ». |
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