David Villa, sorti en première période en raison d'une
blessure à la cuisse, est forfait pour la finale contre l'Allemagne,
dimanche. Il souffre d'une lésion légère aux ischio-jambiers qui
nécessite «entre sept à dix jours» pour être résorbée.
VILLA MANQUERA LA FINALE
David «Villa ne jouera pas la finale»,
pouvait-on lire en Une du site de la Fédération royale espagnole
vendredi soir. Le meilleur buteur de l'Euro (4 réalisations) avait
passé des tests dans la journée qui avait rendu très pessimiste le
médecin de la Seleccion, le Dr Jimenez. Le joueur de Valence, sorti sur
blessure jeudi lors de la demi-finale contre l'Allemagne (3-0), souffre
d'une lésion légère aux ischio-jambiers qui nécessite «entre sept à dix jours»
pour être résorbée. Il avait été évoqué dans un premeir temps la
possibilité de de le remettre en selle in extremis pour jouer dimanche
à Vienne. Mais après réflexion, cette posssibilité a finalement été
écartée.
Touché aux ligaments du genou gauche, Alexander Frei sera absent des terrains pour les deux prochains mois.
L'Euro commence mal pour la Suisse. En plus de la défaite face à la République tchèque (0-1), Köbi Kuhn doit composer avec le forfait d'Alexander Frei
jusqu'à la fin de la compétition. Le meilleur buteur de la Nati
manquera même peut être la reprise de la Bundes Liga avec Dortmund
puisqu'il devrait être absent 6 à 7 semaines apprend-on sur la TSR.
Une IRM passée samedi par l'ancien Rennais a révélé une déchirure
partielle des ligaments intérieurs du genou gauche. Il était sorti sur
une civière après un choc avec le Tchèque Grygera à la 42e minute de
jeu du match d'ouverture du championnat d'Europe. La sélection helvète
ne pourra pas faire appel à un remplaçant. Ils seront donc 22 Suisses
pour le reste de la compétition.
Archi-dominateurs pendant 94 minutes, les Portugais ont pris la première place du Groupe A grâce à deux buts en seconde période.
Domination
Le Portugal a contrôlé le match parce que son milieu de terrain
renforcé a réussi à tenir les Turcs loin de la zone de danger. Les
Turcs n'ont tiré qu'une seule fois au but, de loin, et le gardien
portugais Ricardo n'a pas eu grand chose à faire.
Possession
Le Portugal a dominé dans la possession du ballon. A la mi-temps, la
possession était de 63 % pour le Portugal, et jusqu'au premier but, le
jeu était presque à sens unique. Les hommes de Luiz Filpe Scolari ont
été plus disciplinés, ne commettant que dix fautes dont quatre après le
premier but, contre 23 pour la Turquie.
Occasions de but
Les deux buts ont été l'œuvre de joueurs qui n'avaient jamais marqué
pour leur pays. Par deux fois, le Portugal a marqué sur des actions de
jeu ambitieuses. La Turquie ne s'est pas créée une seule occasion et
n'a été dangereuse que sur des centres. Le Portugal a tiré huit fois au
but, dont deux poteaux de Cristiano Ronaldo et Nuno Gomes. Une tête du
capitaine portugais a aussi trouvé la barre.
Le gardien de but
portugais Quim a déclaré forfait pour l'Euro-2008, après avoir été blessé
à la main vendredi à l'entraînement, a confirmé samedi le porte-parole de
l'UEFA Jorge Baptista.
"Quim restera avec son équipe jusqu'au 15 juin mais
il ne pourra pas jouer. Il sera remplacé par Nuno Espirito Santo, le
gardien de but remplaçant du FC Porto", a déclaré le porte-parole.
Quim a été blessé à la main droite à l'entraînement
de vendredi, et s'est rendu à une clinique à Genève où il a subi un examen
au rayon X.
"Le gardien de but Quim a reçu un coup sur
la main droite, qui a provoqué une fracture", a déclaré Henrique Jones,
médecin de la sélection portugais.
L'attaquant russe Pavel
Pogrebnyak a déclaré forfait pour l'Euro-2008 en raison d'une blessure au
genou, ont annoncé samedi des organisateurs de l'UEFA.
L'attaquant vedette du Zenit Saint-Pétersbourg a
finalement abandonné l'espoir de disputer le tournoi après ses difficultés
à se rétablir d'une blessure au ménisque gauche, contractée le 28
mai lors d'un match de préparation contre la Serbie.
La Commission médicale de l'UEFA a donné son feu
vert au remplacement de Pogrebnyak par le milieu de terrain Oleg Ivano,
21 ans, après avoir examiné la blessure de Pogrebnyak.
Pavel Pogrebnyak, 24 ans, était un joueur important
dans la stratégie du sélectionneur néerlandais de la Russie Guus Hiddink
pour l'Euro-2008 et son absence constitue une perte pour l'équipe
russe.
Ce forfait pour l'Euro-2008 constitue aussi un
sérieux revers pour Pogrebnyak, qui a remporté cette saison avec son club
la Coupe de l'UEFA, tout en ayant été suspendu pour la finale contre
les Glasgow Rangers.
La Russie débute l'Euro-2008 mardi face à
l'Espagne, avant d'affronter la Grèce (14 juin) et la Suède (18 juin) en
matches de poule du groupe D.
Et si Thierry Henry déclarait lui aussi forfait pour le premier match
des Bleus face à la Roumanie lundi à Zurich ' L'hypothèse ne paraît en
tout cas pas fantaisiste, puisque, pas plus que les deux jours
précédents, l'attaquant de Barcelone ne s'est pas entraîné samedi soir
à Châtel-Saint-Denis lors de la séance à huis-clos. Il semble qu'il
souffre de coups reçus mardi dernier au Stade de France face à la
Colombie (victoire tricolore 1-0). En cas de forfait, Raymond Domenech
alignera un tandem Benzema-Anelka en pointe face aux hommes de Victor
Piturca.
Tomasz Kuszczak, blessé au dos, ne
participera pas à l'Euro 2008. Un nouveau coup dur pour la sélection
polonaise qui perd un joueur de plus après le forfait du milieu de
terrain Jakub Blaszczykowski.
Kuszczak devrait être remplacé par Wojciech Kowalewski, gardien de but du Korona Kielce (Pologne).
"La Roumanie nous lancera dans l'Euro, ou
dans le lac!", résume Raymond Domenech, à la tête d'une équipe de
France qui se prépare près du lac Léman en Suisse pour son premier
match de l'Euro, lundi contre la Roumanie.
Raymond Domenech parle avec Patrice Evra, Florent Malouda et Thierry
Henry lors d'un entraînement, le 25 mai 2008 à Tignes-AFP ® fr L'Euro est là,
mais pas encore tout à fait palpable. "On est là, en train de se
préparer, mais ça sera pire avec le match d'ouverture de l'Euro, samedi
(Suisse-République Tchèque). Là, on aura envie d'entrer en scène et on
devra attendre car on joue le lundi", admet Domenech. "Tout le monde
est détendu, mais samedi, avec le début des matches de l'Euro, ça
risque d'augmenter au niveau de la concentration, ça va aller
crescendo", confirme François Clerc.
Tuer le temps
Entre
un ou deux entraînements par jour, et quelques rendez-vous fixes
(séances vidéo, repas en commun), les joueurs ont "pas mal de temps
libre" dans leur palace-bunker sur le Mont Pélerin, sur les hauteurs du
lac Léman, comme le confesse François Clerc.
Alors que faire?
Le latéral droit fait partie des joueurs de cartes avec Willy Sagnol
(dont Clerc est la doublure), Sébastien Squillaci, Sidney Govou et
Samir Nasri. Pour les autres, c'est dvd, internet, jeux vidéo, flipper,
tennis de table ou livres. Domenech ne se contente d'en lire, puisqu'il
écrit ses mémoires, pour ses enfants: "Ca ne sortira pas", a-t-il
précisé.
Une fois que la compétition aura commencé, la gestion
du temps prendra une forme, surtout pour les remplaçants."Il faut gérer
l'attente, et pour les joueurs, s'ils jouent, ou pas, ne pas se
projeter dans l'avenir, ne pas échafauder des plans, mais être toujours
disponibles si on a besoin d'eux", conseille Domenech.
La Roumanie
Lundi,
ce sera donc le grand rendez-vous. "Ce ne sera pas un match facile,
mais des équipes qui perdent leur premier match se retrouvent parfois
au bout, dédramatise Domenech. Mais c'est vrai que ce premier match
peut avoir une influence sur le reste de la compétition: la Roumanie
nous lancera dans l'Euro, ou dans le lac!". La Roumanie a écrasé
récemment le Monténégro (4-0) mais, plus que cette victoire contre un
adversaire modeste, il y eut un succès plus probant contre la Russie,
qualifiée pour l'Euro, le 28 mars en amical (3-0). "Si une équipe gagne
3-0, c'est qu'il y a du talent, on l'avait déjà vu dans leurs matches
de qualification, qui comptaient ceux-là", souligne Domenech.
Vieira
C'est
la grande incertitude des Bleus. "Pat" (105 sélections) se remet d'une
déchirure à la cuisse gauche. Il est d'ores et déjà forfait contre la
Roumanie et Domenech attendra "le dernier moment", sans doute dimanche
soir, pour prendre une décision définitive sur son capitaine. Vieira
a participé à l'entraînement normalement jeudi. Mais il n'y avait pas
de contact. L'engagement physique des entraînements à venir (à huis
clos) sera un vrai test. "Il a fait l'entraînement (de jeudi), ça veut
dire que ça va mieux: il a eu de bonnes sensations, c'est une bonne
nouvelle pour lui et pour nous", se rassure Clerc. "Patrick vit
normalement, ça ne change rien par rapport à la vie du groupe", assure
encore le latéral droit.
Bonne ambiance et pression
"Par
rapport à 2006, les joueurs vivent bien, se connaissent mieux, ils sont
plus démonstratifs qu'en 2006, il y a un peu un moins de doute,
dissèque Domenech. Au Mondial,
on y allait en victime, là on se dit qu'on joue notre chance. Mais ce
n'est pas parce qu'on est bien, bons copains, qu'on joue aux cartes ou
à la Playstation ensemble qu'on est sûr d'avoir des bons résultats". Le
sélectionneur avoue également: "Il y a beaucoup de pression pour moi
autour de l'équipe de France, tout le monde a envie de faire quelque chose."
Deux
millions et demi de visiteurs attendus, 31 matches disputés dans deux
pays et huit villes, 60 000 policiers sur le pied de guerre et seize
équipes prêtes à en découdre pour le titre et les... 22,5 millions
d'euros promis au vainqueur.
À quelques jours du coup
d'envoi de l'Euro 2008, la Suisse et l'Autriche, coorganisatrices de
l'épreuve, sont prêtes à accueillir les quelque deux millions et demi
de visiteurs qui viendront assister aux 31 matches et manifestations
qui se disputeront dans les huit villes hôtes (Bâle, Berne, Genève,
Zurich, Innsbruck, Klagenfurt, Salzbourg, Vienne).
Côté Suisse,
la Confédération, les cantons et les villes concernées ont déboursé un
peu plus de 112 M€ pour un chiffre d'affaires net attendu de 920 M€,
soit une hausse de 0,1 % à 0,18 % du produit intérieur brut (PIB). En
outre, l'Euro 2008 a permis la création de 7 300 emplois à temps plein
et assure aux hôteliers helvètes... un million de nuitées. "Cela n'évitera pas des carences en hébergement, regrette Alain Kunz, journaliste à Blick, le quotidien suisse de langue allemande.
Les chambres d'hôtels, notamment à Genève, sont très chères. À Berne ou
à Bâle, l'offre n'est pas suffisante. Les supporters et touristes
souhaitant suivre l'Euro devront parfois s'éloigner de plus de 50
kilomètres du lieu de la rencontre pour trouver un endroit où dormir."
En
Autriche, le son de cloche est quasiment identique : à l'exception de
Vienne, les villes accueillant l'Euro sont jugées trop... petites. Ce
qui n'empêchera pas le chiffre d'affaires net d'atteindre 1,132
milliard d'euros, pour une valeur ajoutée nette de 640 M€ (soit 0,21 %
du PIB), dont la plus grande part proviendra des supporters qui
devraient dépenser pendant leur séjour quelque 560 M€. Le pays a
investi 133 M€, dont 70 pour l'aménagement des quatre stades. Grâce au
tournoi, le gouvernement devrait engranger 25 M€ de recettes
fiscales... L'Euro 2008 s'annonce aussi comme un gros succès
populaire : plus un billet n'est disponible, tous les stades sont
complets. "Rien que pour l'équipe suisse, poursuit Alain Kunz, il y a eu dix fois plus de demandes. C'est extraordinaire. Mais cela s'explique aussi par les faibles capacités d'accueil des stades de l'Euro..."
TRÈS GROSSE CAGNOTTE
Les deux gouvernements ont mis le paquet sur la sécurité, une véritable obsession, partagée également par l'UEFA (lire aussi p. 12).
27000 policiers autrichiens et 31 000 suisses sont sur le pied de
guerre. Tous les scénarios catastrophes ont été simulés, de la visite
impromptue d'un chef d'État à l'alerte terroriste. Sur ce dernier
point, la police fédérale helvétique prend très au sérieux les menaces
d'attentat proférées par le réseau islamiste Al-Qaïda. "Les villes, les cantons et l'État suisse avaient au départ évalué le dossier sécurité à hauteur de 6,1 M€ mais, à l'arrivée, continue Alain Kunz, l'enveloppe atteint 61,5 M€." Les
autorités pourront également compter sur les renforts européens (2 500
policiers) pour endiguer d'éventuels débordements de supporters
belliqueux. Des hommes en uniforme, mais aussi des "profileurs" en
civil auront pour mission de repérer les meneurs dans les groupes de
supporters.
Les seize équipes engagées dans ce treizième
championnat d'Europe seront donc ultra protégées mais aussi
copieusement récompensées. L'UEFA va ainsi distribuer 184 M€ de primes
(contre 124 M€ en 2004), dont 64 millions en fonction des performances
sur le terrain. Chaque pays recevra 7,5 M€ pour couvrir ses frais de
participation. Une victoire en poule vaudra 1 M€, 500 000 € pour un
nul. Les huit qualifiés en quarts toucheront 2 M€ de plus. La
qualification en demi-finale rapportera 3 M€. Le finaliste empochera
4,5 M€ et le vainqueur, 7 M€. L'équipe ayant remporté tous ses matches
pourra donc cumuler un joli pactole de 22,5 millions d'euros
Adrian Muti a trouvé le chemin des filets avec la Roumanie (Panoramic)
Si l'Allemagne a peiné pour venir à bout de la Serbie (2-1), la
Roumanie, prochain adversaire de l'équipe de France à l'Euro, a réalisé
un petit festival en match préparatoire face au Monténégro (4-0).
par Rédaction Sport24.com, le 30-05-2008
Après le piteux nul concédé contre le Belarus, l'Allemagne a bien
failli se faire surprendre par la Serbie. Il a fallu attendre le
dernier quart d'heure pour voir nos voisins d'outre-Rhin répondre à
l'ouverture du score de Jankovic (18e). C'est Neuville (74e) qui a
remis les Allemands dans le droit chemin avant que Ballack (82e) ne
leur donne la victoire en fin de match. Le Portugal s'est, lui, imposé
face à la Géorgie grâce à deux buts inscrits par Moutinho (19), puis
Simao sur penalty (45e).
Mutu montre la voie Mais c'est surtout vers la Roumanie que
les yeux français étaient tournés samedi avec la rencontre face au
Monténégro. Le futur adversaire des Bleus (le 9 juin), a bien négocié
sa rencontre amicale. Les Roumains se sont imposés 4-0 grâce à des buts
inscrits par Mutu (15e), Ghionea (49e) et un doublé de Dica (55e et
70e). Les Croates n'ont pu faire mieux que match nul sur le terrain de
la Hongrie (1-1). Kovac avait ouvert la marque pour les visiteurs (23e)
mais ce même Kovac n'a pu éviter l'égalisation hongroise sur un but
contre son camp juste avant la mi-temps (44e). Quant à l'Espagne,
réputée championne du monde des matches amicaux, elle est passée tout
près d'un flop face au Pérou. Si David Villa a ouvert la marque pour la
sélection ibérique (38e), Hernan Rengifo a égalisé pour les visiteurs
(76e). Il a fallut attendre les dernières seconds de la partie après un
ultime corner pour que Capdevila ne délivre la péninsule (93e).
Matches amicaux du week-end : Samedi Allemagne - Serbie 2-1 Roumanie - Monténégro 4-0 Portugal - Géorgie 2-0
Hongrie - Croatie 1-1
France - Paraguay 0-0 Espagne - Pérou 2-1
Fabio Cannavaro se fait manipuler la cheville par le staff médical de la Squadra Azzurra (Reuters)
Fabio Cannavaro ne disputera pas l'Euro 2008. Blessé à la cheville
gauche, le capitaine italien a déclaré forfait à une semaine du premier
match de la Squadra Azzurra. Le défenseur de la Fiorentina Alessandro
Gamberini a été appelé en renfort.
Le duo Karim Benzema-Franck Ribéry a bien fonctionné (Panoramic)
Après les trois matches de préparation de l'équipe de France, un bilan des Bleus à cinq jours de France-Roumanie.
Les plus :
- 0 but encaissé en trois matches avec à
chaque fois une défense différente. C'est le gros point de satisfaction
de cette préparation. Bien sûr, dans cet optimisme béat, il y a
toujours des choses à redire. La Colombie a touché le poteau sur une
erreur d'Abidal. L'Equateur et le Paraguay ont eu une ou deux
opportunités de marquer. Gallas estime n'être qu'à 70 % de ses moyens
et le potentiel offensif des trois adversaires sud-américains était
certainement moindre que celui des Pays-Bas, de l'Italie, et de la
Roumanie. Mais les Bleus ont encore été solides. Et lorsqu'il a dû
intervenir, Grégory Coupet s'est montré décisif. Sébastien Frey et
Steve Mandanda ont également été rassurants contre l'Equateur (2-0).
- Présent dans le onze de départ face au Paraguay et la Colombie, Karim Benzema
s'est imposé comme un titulaire indiscutable de par sa capacité à
accélérer le jeu et à se créer des occasions dans un espace réduit. Son
entente avec Franck Ribéry saute aux yeux et a même redonné du plaisir
à jouer à Thierry Henry, lequel a tenté de s'immiscer dans des
combinaisons à trois. Comme à son habitude, Raymond Domenech n'a rien
voulu dévoiler mais l'attaquant lyonnais part avec une longueur
d'avance sur Nicolas Anelka pour occuper le poste d'avant-centre aux
côtés du Barcelonais.
- Franck Ribéry a encore du jus. Malgré une très longue saison
avec le Bayern Munich, l'ancien Marseillais n'a rien perdu de son
pouvoir d'accélération. Auteur du penalty victorieux face à la
Colombie, il en est aussi à l'origine avec une feinte sur une touche.
Son inspiration, le trio qu'il forme avec Benzema et Henry sont des
promesses pour les Bleus. Seul problème, l'influence du Bavarois sur le
jeu tricolore est telle que se développe une Ribéry-dépendance. Sorti
avec une poche de glace sur la cheville face à la Colombie, le
dépositaire du jeu français n'aura pas droit à beaucoup de baisses de
régime pendant l'Euro.
- Raymond Domenech a profité de ces trois matches pour tester plusieurs systèmes
et le bilan est positif. Au 4-4-2 classique, avec Ribéry et Malouda sur
les côtés, s'est substitué un milieu en losange contre la Colombie, le
joueur de Chelsea ayant un placement plus défensif avec le Bavarois
positionné en meneur dans l'axe. Sans doute le système qui donne le
plus de possibilités de combinaisons au trident offensif. «Ce que je
voulais, c'était être capable de s'adapter, de modifier un système sans
rencontrer de problèmes. C'est cela qui peut un jour nous permettre de
transformer une équipe sans conséquences négatives», s'est réjoui le sélectionneur.
- Patrick Vieira n'a pas trop à s'inquiéter. Ses remplaçants au poste
de milieu défensif sont prêts. Claude Makelele a encore été fidèle à
lui-même, ratissant un nombre incalculable de ballons. Jérémy Toulalan
s'est affirmé comme le suppléant idéal, démontrant la générosité qu'on
lui connaît, et une capacité aussi à conserver le ballon dans les
duels. Entré en cours de jeu contre le Paraguay et la Colombie, Lassana
Diarra a également montré qu'on pouvait compter sur lui. La présence de
trois milieux défensifs a ainsi permis de mieux contrecarrer les
offensives colombiennes. Elle offre également une meilleure assise à la
charnière Thuram-Gallas, plus sereine. Et donne la possibilité à
l'équipe de France d'évoluer en contre, sans doute là où elle est la
meilleure.
Les moins :
- Trois buts en trois matches, dont un doublé
fantastique et surprenant de Gomis contre l'Equateur (2-0) et un
penalty de Ribéry face à la Colombie (1-0), si l'équipe de France
n'encaisse pas de buts, elle en marque peu. Le potentiel du trio
Henry-Benzema-Ribéry est indéniable mais l'animation offensive
est encore à travailler. Une amélioration dans la dernière passe, une
tendance parfois à se marcher sur les pieds, quelques ajustements ont
besoin d'être peaufinés. Le trident s'est également retrouvé bien seul
pour venir à bout d'une défense bien regroupée, a fortiori dans l'axe.
- Dans une configuration proche de celle de l'Euro, la discrétion des
arrières latéraux a ainsi été criante. Willy Sagnol n'a que très peu
arpenté son couloir droit contre la Colombie. Quant à Eric Abidal,
son influence offensive équivaut au néant. Titulaire devant le
Paraguay, Patrice Evra s'est montré beaucoup plus incisif dans ce
registre, comme il en a l'habitude avec Manchester United. Si un poste
prête encore à débat avant la Roumanie, c'est sans doute celui de
latéral gauche.
- Très en jambes face au Paraguay, l'équipe de France n'a pas semblé aussi fringante sur le plan physique
mardi soir. Elle a même vraiment subi en deuxième période face au
«toque» colombien. A mettre peut-être sur le crédit d'une deuxième
rencontre en quatre jours pour la plupart des joueurs et des effets du
stage à Tignes. Les Bleus ont encore cinq jours pour monter en
puissance et arriver au top lundi 9 juin contre la Roumanie à Zurich.
- Meilleur buteur de l'équipe de France, Thierry Henry est
sorti sous les sifflets du Stade de France face à la Colombie. Imprécis
dans ses passes, pas vraiment d'occasions à se mettre sous la dent, à
l'ombre du duo Ribéry-Benzema, le Barcelonais est resté en retrait même
s'il obtient le penalty. On remarquera d'ailleurs que Bafetimbi Gomis
est le seul attaquant à avoir marqué durant les trois matches de
préparation. «Encore une fois, ce n'est pas la première fois que
cela siffle au Stade de France. On a été sifflé contre Israël, contre
l'Irlande... Et au final, ça fait une finale de Coupe du Monde», rassure Thierry Henry.
L'équipe de France de football, séduisante
par intermittence, a été contrainte au match nul 0-0 par le Paraguay
samedi soir à Toulouse à l'issue de son deuxième match de préparation à
l'Euro (7-29 juin).
Quatre jours après leur succès sur l'Equateur
(2-0), les Français ont dégagé une impression de force tranquille mais
ont été trop maladroits devant le but pour s'imposer.
Alexander Frei: Il est le principal atout offensif
de sa sélection. Après une grave blessure au genou qui l'a longtemps
tenu éloigné des terrains, le buteur a retrouvé son meilleur niveau
avec le Borussia Dortmund. Il n'est plus qu'à trois buts de devenir le
meilleur buteur de l'histoire de la Nati. En 57 sélections, il a marqué
à 32 reprises.
Ludovic Magnin: L'arrière gauche du Vfb Stuttgart a
été l'une des révélations de la dernière Coupe du Monde en Allemagne au
sein d'une défense Suisse qui n'a pas concédé un seul but en quatre
matchs. Grâce à sa technique et sa vitesse, Magnin, en plus d'être un
solide défenseur, est un formidable atout offensif pour la Suisse, lui
qui n'hésite pas à apporter le surnombre sur son côté gauche lorsque sa
sélection attaque.
Valon Behrami: Le jeune milieu offensif droit de la
Lazio, 23 ans, est le grand espoir du football Suisse. Né au Kosovo, ce
joueur polyvalent peut évoluer sur tout le flanc droit, alliant
qualités défensives indéniables et un tempéramment offensif qui lui
permet de se montrer toujours décisif, comme lors du dernier Classico
au cours duquel il marqua le but décisf en toute fin de match ou lors
des derniers barrages pour la Coupe du Monde 2006 face à la Turquie
contre laquelle il inscrivit deux buts.
Tranquillo Barnetta: Pendant de Behrami à gauche,
le milieu de terrain de 23 ans du Bayer Leverkusen a encore été
l'auteur d'une saison en tous points remarquable. Animateur du couloir
gauche de la Nati, son aisance technique et sa puissante frappe de
balle font de lui une arme redoutable de la sélection helvète.
En tant que co-organisteur de cet Euro, la Suisse y
est qualifiée d'office. Toutefois, les helvètes ont disputé une série
de matchs amicaux au cours de la dernière année et demie permettant à
Köbi Kuhn de préparer l'équipe à faire face à la compétition
continentale, que les supporters suisses jugent comme la plus
importante de leur histoire. Depuis août 2006, date de début de la
phase de qualification à l'Euro, la Suisse a joué 17 amicaux, avec 7
victoires, 1 nul et 9 défaites. Ses principaux résultats ont été un nul
1-1 avec l'Argentine en Juillet 2007 et une victoire sur les Pays-Bas
deux mois plus tard. Depuis, elle est tombée face à tous les "gros"
qu'elle a rencontré, notamment face à l'Allemagne (0-4) en mars de
cette année, à Bâle.
Historique
Malgré le fait que leur terre est le siège de la
FIFA, présidée par le Suisse Joseph Blatter, la sélection suisse n'a
jamais réellement été l'un des plus éminents représentants du football
européen. Malgré huit participations, ses apparitions dans les coupes
du monde ont été presque anecdotiques. En ce qui concerne l'Euro, la
Suisse participera à sa troisième phase finale après celles de 1996 et
2004. Lors de ces deux éditions, la Suisse n'etait pas parvenue à
sortir de sa poule. Autant dire que les supporters attendent de leur
sélection qu'elle franchisse ce cap historique à domicile. Lors de
l'Euro 1996, organisé par l'Angleterre, la Suisse avait réussi un
surprenant match nul (1-1) face au pays hôte lors du match d'ouverture.
Deux défaites plus tard face à l'Ecosse et aux Pays-Bas et les Suisses
pouvaient dire au revoir à la compétition. En 2004 au Portugal, la
Suisse chute de nouveau dans le groupe de l'Angleterre, en compagnie de
la Croatie et de la France. Sans objectif réel après un tel tirage au
sort, la Suisse termine de nouveau dernière de sa poule et finit à une
peu reluisante avant-dernière place de la compétition.
Les joueurs autrichiens auront une pression énorme, surtout pour une
équipe aussi jeune et inexpérimentée. En tant que pays organisateur,
l'Autriche devra faire bonne figure devant son public. Pas certain que
cette équipe soit équipée pour tenir tête à l'Allemagne, la Croatie,
voir la Pologne. Devant un tel état de fait, le sélectionneur
autrichien a tenu à rappeler le vieux sage, Ivica Vastic, trente-huit
ans, afin de tenir les rennes de l'équipe
.
La Sélection autrichienne
Gardiens: Alexander Manninger (Sienne/ITA), Jürgen Macho (AEK Athènes/GRE), Ramazan Özcan (Hoffenheim/GER).
Défenseurs: György
Garics (Naples/ITA), Ronald Gercaliu (Austria Vienne), Martin Hiden
(Austria Carinthie), Markus Katzer (Rapid Vienne), Jürgen Patocka
(Rapid Vienne), Emanuel Pogatetz (Middlesbrough/ENG), Sebastian Prödl
(Sturm Graz), Martin Stranzl (Spartak Moscou/RUS)
Milieux: Rene
Aufhauser (Salzbourg), Christian Fuchs (Mattersburg), Andreas
Ivanschitz (Panathinaikos Athènes/GRE), Ümit Korkmaz (Rapid Vienne),
Christoph Leitgeb (Salzbourg), Jürgen Säumel (Sturm Graz), Joachim
Standfest (Austria Vienne), Ivica Vastic (Linz)
Attaquants: Erwin Hoffer (Rapid Vienne), Roman Kienast (Ham-Kam/NOR), Roland Linz (Braga/POR), Martin Harnik (Werder Brême/GER).
La sélection autrichienne, la Wunderteam, a fait son
premier match officiel, le 12 octobre 1902, contre le voisin hongrois,
pour une victoire sans appel, 5-0. A cette époque, l'Autriche et la
Hongrie ne sont pas des états indépendants, mais font partie d'un
empire, nommé l'Empire Austro-Hongrois. Il faudra attendre deux ans
avant que la Fédération d'Autriche de Football ne voit le jour. Elle
sera affiliée à la FIFA un an plus tard, en 1905. Il ne faudra pas
attendre bien longtemps pour que l'Autriche fasse partie des meilleures
nations au monde. Ainsi entre 1920 et 1930, la sélection allait
connaître sa meilleure décennie. Quatrième de la Coupe du Monde 1934
sera son meilleur résultat à ce jour, après avoir battu notamment la
France (3-2), la Hongrie (2-1). Il faudra deux défaites contre l'Italie
(0-1) et l'Allemagne (2-3) pour mettre un terme à leur magnifique
parcours. Malheureusement, la mort de leur meilleur joueur,
probablement le meilleur joueur autrichien de tous les temps, Matthias
Sindelar allait mettre un terme à l'apogée de ce pays. Ensuite, entre
la Seconde Guerre Mondiale et maintenant, la Wunderteam ne sera qu'un
acteur comme les autres en Europe. Pour preuve, aucune qualification à
un Euro, pis entre 1982 et 2008, le pays n'a participé qu'à deux Coupes
du Monde (1990 et 1998), sans jamais passer le premier tour.
Historique des compétitions
On ne peut pas dire que l'Autriche arrive à son Euro
avec une grande expérience d'une phase finale d'un Championnat
d'Europe, pour la simple et bonne raison que le pays n'a jamais
participé à une telle compétition. Cependant, le pays aura été proche
d'un tel « exploit » en 1960, mais l'Autriche allait s'incliner 9-4 sur
l'ensemble des deux matches contre la France, en quarts de finale des
qualifications. Autrement dit, heureusement que le pays a obtenu
l'organisation de la compétition pour connaître enfin leur première
expérience d'un Championnat d'Europe. Mais les performances de la
Wunderteam autrichienne depuis 2007 ont provoqué dans le pays, une
pétition contre l'organisation de l'Euro 2008 par l'Autriche du fait
des contre-performances de l'équipe, de peur « d'être ridicule »
à l'Euro à domicile, selon les organisateurs de la pétition. Il aura
fallu attendre cinq matches pour que Josef Hickersberger connaisse sa
première victoire à la tête de l'Autriche. Pis, il aura fallu attendre,
un an, soit dix rencontres, pour que la Wunderteam connaisse une
nouvelle fois la joie de la victoire entre la victoire contre Trinité
et Tobago, en octobre 2006 et celle contre la Côte d'Ivoire, un an plus
tard. Ce ne sont pas les derniers matches amicaux qui plaident en leur
faveur.
Portrait-stade: Le
stade de Vienne est le plus vieux de l'Euro 2008, mais aussi le plus
grand. Construit en 1931, il a été rénové en plusieurs étapes. C'est le
stade de l'équipe nationale.
Portrait-stade: Le
stade a été inauguré par un match nul 0-0 entre l'Autriche et le Japon.
Sa construction a été une longue bataille juridique, parfois jusqu'à
l'échelon européen. A plusieurs reprises, le projet a failli être
abandonné. Le stade a tout de même fini par être inauguré, en janvier
2006.
Portrait-stade: Le
stade se trouve à 10 kilomètres du centre-ville. Sur son gazon
artificiel y évolue le club le plus riche du championnat autrichien, le
Red Bull Salzbourg. Pour l'Euro, la capacité du stade est presque
doublée. Des tribunes supplémentaires ont été installées. Leur sort
définitif après l'Euro n'est pas encore fixé.
Portrait-stade: Le
stade Tivoli a été construit pour l'Euro. Le club de Wacker Innsbruck y
évolue. Certaines tribunes seront enlevées à l'issue de la compétition.
Le coût de cette opération se monte à 50 millions.
Portrait-stade: A
Zurich, les matchs devaient à l'origine se dérouler dans le nouveau
stade du Hardturm. Mais sa construction est toujours bloquée par des
recours. S'est engagé alors un véritable contre-la-montre pour rénover
le Letzigrund. Reconstruit en un temps record, le stade abrite
également le meeting d'athlétisme de Zurich.
Portrait-stade: C'est
au Parc St-Jacques que l'équipe de Suisse jouera tous ses matchs: les
trois parties de qualification, et la suite de la compétition, pour
autant qu'elle termine première de son groupe. Le stade a été achevé en
2001 et agrandi en 2006. Depuis son ouverture, le Parc St-Jacques est
considéré comme le «temple» du football suisse.
Portrait-stade: En
2001, le vénérable stade du Wankdorf, qui avait accueilli la finale de
la coupe du Monde de 1954 entre l'Allemagne et la Hongrie, a été
démoli. 4 ans plus tard, c'est l'ouverture du tout nouveau Stade de
Suisse. Puis les citoyens bernois se sont prononcés en faveur d'un
crédit de 5,6 millions de francs pour l'aménagement de zones pour les
fans et de différentes infrastructures pour l'Euro.
Portrait-stade: C'est
le stade du Servette de Genève, ancien grand club suisse, aujourd'hui
relégué en Challenge League. Plus grand stade de Suisse romande, il
accueille aussi bien les matchs de l'équipe nationale que des concerts
ou d'autres évènements.
Tous les stades, mis à part celui de Vienne, sont soit de nouvelles constructions, soit en train d'être agrandis. Le Stade du Hardturm à Zurich,
initialement prévu, ne pourra pas être reconstruit pour la compétition,
suite à une forte opposition des riverains. Il a été remplacé par le
stade du Letzigrund.
La ligne 2 du métro de Vienne sera prolongée pour desservir le stade Ernst Happel, qui n'est aujourd'hui desservi que par le tramway.
Les slogans officiels ont été dévoilé le 24 janvier2007,
à 500 jours du match d'ouverture de la phase finale. Ils sont traduits
dans les langues officielles des pays organisateurs:
italien, français
(Suisse) et allemand (Suisse et Autriche), ainsi qu'en anglais.
anglais: « Expect Emotions » (« Attendez-vous à des émotions »)
officielles
allemand: « Erlebe Emotionen » (« Vivez des emotions »)
francais: « L'émotion au rendez-vous »
italien: « Emozioni da vivere » (« Emotions à vivre »)
Les deux mascottes sont Trix et Flix. Ils portent chacun un maillot
rouge et blanc, couleurs des deux pays organisateurs. Les noms ont été
choisis parmi trois propositions par le public autrichien et suisse.
Les deux autres choix étaient Zagi et Zigi et Flitz et Bitz. C'est finalement Trix et Flix qui furent retenus avec 36,3 % de vote.
Le 2 décembre2007,
lors de la cérémonie pour le tirage au sort des poules en Suisse,
l'UEFA, par l'intermédiaire des capitaines des équipes suisse et
autrichienne, Alexander Frei et Andreas Ivanschitz, a présenté le ballon officiel pour cette compétition : l'Europass. Selon son concepteur et fabricant, l'équipementier sportif Adidas, « la
texture doit assurer une meilleure transmission de la force de frappe
des joueurs et, grâce à une vitesse de rotation accrue, permettre de
donner plus d'effet au ballon. » Il doit en outre offrir une meilleure prise aux gardiens de but (ce dernier point avait été critiqué par certains gardiens pour le Roteiro, le ballon officiel fourni par Adidas lors de l'Euro 2004 au Portugal).
L'europass semble être un dérivé du Teamgeist,
le ballon officiel de la coupe du monde 2006, en reprenant la
conception (la technique d'assemblage et le collage thermique sont
identiques)
et dont seule la texture de surface aurait été modifiée. Il est de
couleur blanche et noire avec des éléments rouges et argentés.
Le 2 décembre2007,
lors de la cérémonie pour le tirage au sort des poules en Suisse,
l'UEFA, par l'intermédiaire des capitaines des équipes suisse et
autrichienne, Alexander Frei et Andreas Ivanschitz, a présenté le ballon officiel pour cette compétition : l'Europass. Selon son concepteur et fabricant, l'équipementier sportif Adidas, « la
texture doit assurer une meilleure transmission de la force de frappe
des joueurs et, grâce à une vitesse de rotation accrue, permettre de
donner plus d'effet au ballon. » Il doit en outre offrir une meilleure prise aux gardiens de but (ce dernier point avait été critiqué par certains gardiens pour le Roteiro, le ballon officiel fourni par Adidas lors de l'Euro 2004 au Portugal).
L'europass semble être un dérivé du Teamgeist,
le ballon officiel de la coupe du monde 2006, en reprenant la
conception (la technique d'assemblage et le collage thermique sont
identiques)
et dont seule la texture de surface aurait été modifiée. Il est de
couleur blanche et noire avec des éléments rouges et argentés.
De sa pré-liste de 55 noms couchés en vue de l'Euro 2008, Raymond
Domenech, le sélectionneur de l'équipe de France, sortira dimanche 29
joueurs qui prendront la direction de Tignes. Le 28 mai au plus tard,
six d'entre eux seront invités à quitter le groupe France. Revue
d'effectif des 29 joueurs susceptibles d'être cités par le patron des
Bleus.
Raymond Domenech va se livrer à un premier jet dimanche avant de donner sa liste définitive le 28 mai. (Reuters)
GARDIENS:
Coupet, Landreau, Frey, Mandanda
Le Lyonnais Grégory Coupet et le Parisien Mickaël Landreau étant retenus le 24 mai par la finale de la Coupe de France, Raymond Domenech conviera un quatrième gardien à Tignes. Si Ulrich Ramé et Yohan Pelé figurent dans la pré-liste, Steve Mandanda est le mieux placé pour accompagner Sébastien Frey. Au vu de sa saison avec l'Olympique de Marseille, l'ancien Havrais pourrait même disputer au gardien de la Fiorentina le troisième billet offert pour l'Euro. Réponse le 28 mai, date de la liste définitive de Raymond Domenech.
(FC Barcelone) et
Si Julien Escudé
n'était pas blessé, les dix défenseurs que pourraient composer la liste
élargie de Raymond Domenech ne recèlerait pas de surprise. A droite,
Bakary Sagna (Arsenal) et François Clerc (Lyon) sont en concurrence derrière Willy Sagnol (Bayern Munich). A gauche, Eric AbidalPatrice Evra (Manchester United) seront les élus. Dans l'axe, au côté de Lilian Thuram (FC Barcelone) et William Gallas (Arsenal), Philippe Mexès (AS Roma), et Sébastien Squillaci (Lyon) ont les faveurs de Domenech. La blessure du défenseur central sévillan pourrait amener le sélectionneur à appeler Jean-Alain Boumsong (Lyon), voire Mathieu Delpierre (Stuttgart) à Tignes.
MILIEUX DEFENSIFS:
Vieira, Makelele, Toulalan, Flamini, Diarra A., Diarra L.
Trois hommes sont indiscutables: le capitaine Patrick Vieira (Inter Milan), Claude Makelele (Chelsea) et Jérémy Toulalan (Lyon). Derrière, Mathieu Flamini (Arsenal), Alou Diarra (Bordeaux) et Lassana Diarra
(Portsmouth) se disputent la dernière place de milieu défensif. Ces
trois joueurs devraient figurer dans la liste de 29 et participer au
stage alpestre.
MILIEUX OFFENSIFS:
Ribéry, Malouda, Govou, Ben Arfa, Nasri
(Chelsea) et
Là encore, trois joueurs paraissent intouchables depuis la dernière Coupe du monde. Franck Ribéry (Bayern Munich), Florent MaloudaSidney Govou (Lyon) seront du déplacement en Autriche et en Suisse. Hatem Ben Arfa (Lyon), Samir Nasri (Marseille) et peut-être Jérôme Rothen
(Paris) sont les mieux placés pour participer au stage préparatoire en
fin de mois. Mais, un seul, peut-être deux, seront de la liste
définitive.
ATTAQUANTS:
Henry, Benzema, Anelka, Cissé
(Chelsea) ont eux aussi relégué la concurrence pour être assurés de
goûter aux joies de l'Euro 2008. Un seul ticket supplémentaire pourrait
être délivré par Raymond Domenech. Malgré sa saison en dents de scie, Thierry Henry (FC Barcelone), Karim Benzema (Lyon) et Nicolas AnelkaDjibril Cissé (Marseille), qui a toujours eu les faveurs de Raymond Domenech, paraît le mieux placé. Mais Louis Saha (Manchester United) et David Trezeguet (Juventus
Turin) n'ont pas dit leur dernier mot. Ces deux derniers auront-ils la
chance de prouver leur valeur à Tignes. Réponse dimanche aux alentours
de 11 heures...
Nicolas Anelka a été à l'origine du penalty qui a permis aux Bleus de battre l'Angleterre mercredi.
la victoire de la France face à l'Angleterre (1-0) est logique. Les
Bleus ont su contenir les Anglais en première période et imposer leur
jeu après la pause. Cette rencontre n'a rien révélé de nouveau et a
confirmé que Trezeguet avait du mal à trouver sa place dans cette
équipe.
« Il faut bien avouer que ce match contre
l'Angleterre ne nous a rien appris. L'équipe de France a une nouvelle
fois prouvé qu'elle était une formation solide et très expérimentée.
Elle sait parfaitement gérer les moments difficiles. En première
période, il y a eu une petite surprise : ce sont les Anglais qui ont eu
une plus grande possession du ballon. Ils ont joué avec le style d'une
équipe continentale, à base de passes courtes. Ils ont réussi à priver
les Bleus de ballons mais ils ont manqué de percussion. Et surtout, ils
n'ont pas pris assez de risques. Les Français ont ainsi facilement pu
écarter le danger même en jouant assez bas. Cela a profité à Ribéry,
Malouda et Anelka. Ces trois joueurs ont eux été très percutants. Les
Bleus ont eu le mérite d'exister offensivement. Anelka a souvent été
très dangereux et c'est lui qui a provoqué le penalty.
La
seconde période a été radicalement différente. L'Angleterre est revenue
à un jeu plus classique avec deux attaquants. Ils ont joué à «
l'anglaise » en essayant de sauter le milieu pour trouver directement
le grand Peter Crouch. Mais ils n'ont pas su tenir le ballon et ont
vite disparu du jeu. Ils ont perdu un nombre incroyable de ballons. La
France a donc maîtrisé les 45 minutes et on a parfois eu l'impression
qu'elle a joué comme à l'entraînement. L'équipe n'était pas à fond et
cela est encourageant de voir qu'elle a de la marge. Elle a en tout cas
joué dans sa position préférée qui est de mener au score. A la pause,
le score (1-0) pouvait paraître un peu sévère pour les Anglais alors
qu'il a semblé finalement flatteur à la fin de la rencontre. Les
Français auraient pu marquer 3 ou 4 buts avec un peu plus de réussite.
David
Trezeguet était très attendu. Il a été égal à lui-même. Pas ou peu de
participation au jeu, aucun tir et les autres joueurs n'arrivent
décidément pas à le trouver. Bref, une partie sans relief. Il n'a pas
gagné de points. Il sera difficile pour lui d'être dans les 23 et
d'émerger parmi les Henry, Anelka, Benzema, Ben Arfa, Nasri et même
Sinama-Pongolle, qui se met à marquer avec les A'. Tous les autres en
revanche sont à mon avis sûr de faire partie de la liste. Il y a eu un
bon Lilian Thuram. C'est important de savoir que l'on peu toujours
compter sur lui, surtout à son âge. Grégory Coupet a été attentif et
alerte. C'est également rassurant par rapport aux problèmes des autres
gardiens. »
La Russe Anastasia Zueva a remporté le 100 m dos dames des Championnats
d'Europe de natation en établissant un nouveau record d'Europe en 59
sec 41/100 devant la Française Laure Manaudou (1:00.05) et l'Espagnole
Nina Zhivanevskaya (1:00.29), vendredi, à Eindhoven.
L'équipe de France messieurs de badminton a
battu l'Italie 5 à 0 lors de la 2e journée des Championnats d'Europe de
badminton par équipes mercredi à Almere (nord).
Victorieux
de la Grèce sur le même score mardi lors de la journée inaugurale, les
Bleus occupent la tête du groupe E à égalité avec la Suède que la
France rencontrera jeudi.
Le vainqueur de ce match terminera en tête du groupe et disputera les quarts de finale à partir de vendredi.
Simon Maunoury (FRA) bat Klaus Raffeiner (ITA) 21-17, 21-18
Erwin Kehlhoffner (FRA) bat Giovanni Traina (ITA) 21-11, 21-10
Brice Leverdez (FRA) bat Giovanni Greco (ITA) 21-15, 21-9
L’UEFA a dévoilé ce jeudi la répartition dans les différents
chapeaux des 16 équipes qui disputeront l’Euro. La France figure dans
le 4e et dernier chapeau.
L’Italie n’est même pas tête de série
Un système qui fait
surtout de la France le dindon de la farce. En d’autres termes, on
ferme les yeux sur les résultats lors des compétitions et on se fie
exclusivement sur les campagnes de qualifications. La France n’ayant
guère brillé lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2006 (5
résultats nuls), elle se retrouve dans une position peu enviable. Mais
loin d’être catastrophique. Car le chapeau 1, regroupant les têtes de
série, n’a rien d’effrayant. La Suisse et l’Autriche, co-organisateurs
de la compétition, et la Grèce, championne d’Europe en titre, ont
hérité d’office du statut de privilégié. Des équipes qui en d’autres
temps, avouons-le ouvertement, n’auraient jamais pu prétendre au
chapeau 1. Le dernier représentant de cette catégorie de privilégiés ?
L’Italie, championne du monde en titre ? Absolument pas. Les
Transalpins doivent se contenter du chapeau 2, devancés par les
Pays-Bas au niveau du coefficient (2,417 contre 2,364). Et même par la
Croatie (2,409) !
Une absurdité qui n’a pas échappé à Michel
Platini. Ce dernier envisage en effet de réformer le système de calcul.
Une modification qui interviendrait pour l’édition 2012. Au petit jeu
des pronostics, pour faire simple, le 2 décembre prochain,le pire
tirage pour la France serait de se retrouver en compagnie des Pays-Bas,
de l’Italie et de l’Allemagne. Un véritable groupe de la mort qui
risquerait de faire pas mal de dégâts. Mais si les cieux sont avec
Raymond Domenech et sa bande, le tirage au sort pourrait réserver un
groupe beaucoup plus abordable avec l’Autriche, la Suède et la
Roumanie. Réponse dans quelques jours...
Dernier
match pluvieux avec l’équipe d’Angleterre pour Steve McClaren, démis de
ses fonctions au lendemain de la non-qualification pour l’Euro 2008
Piteusement défaite par la Croatie à Wembley, l’Angleterre ne
disputera pas le prochain Euro et doit déjà se chercher un nouveau
sélectionneur, puisque Steve McClaren a logiquement été démis de ses
fonctions.
En affirmant avant la
rencontre décisive contre la Croatie qu’il n’aurait «aucune excuse» en
cas d’échec, Steve McClaren pensait-il vraiment que son équipe pouvait
perdre ? Sans doute pas, tant l’Angleterre faisait office de miraculé
du week-end précédent, lorsque la Russie s’inclinait dans les arrêts de
jeu en Israël (2-1). Un revers qui faisait le bonheur de la sélections
aux trois lions. De quasi éliminée, celle-ci se retrouvait en effet
avec son destin entre les crampons, un nul contre des Dalmates déjà
qualifiés lui suffisant à rallier l’Euro 2008. Las, une première
période catastrophique allait sceller le destin des Britanniques, comme
l’expliquait Steven Gerrard sur la BBC à l’issue de la rencontre : «Les
15 premières minutes nous ont tués. Nous voulions tout de suite les
mettre sous pression mais au lieu de cela, nous nous sommes retrouvés
face à une montagne à escalader avec ces deux buts de retard. » Pire
pour le sélectionneur anglais, le premier but venait d’une terrible
bourde de Scott Carson. Sur une frappe anodine de Nico Kranjcar, le
jeune portier d’Aston Villa laissait échapper le ballon qui filait au
fond des filets. Et déjà, McClaren sentait le couperet de la guillotine
se rapprocher inexorablement, surtout qu’Olic profitait du mauvais
alignement de l’arrière-garde anglaise pour venir inscrire un deuxième
but dès la 14e minute. Un mauvais choix au poste de gardien, un mauvais
choix tactique avec le seul Crouch en pointe… La coupe était pleine
pour McClaren.
Qualifiée avant le terme des qualifications pour l'Euro 2008, l'équipe
de France confirme que le Championnat d'Europe est une compétition qui
lui réussit. Le chapitre ouvert en 1996 continue de s'écrire, avec
Lilian Thuram en personnage central. Raymond Domenech, lui, réussit une
double qualification inédite pour un sélectionneur unique.
Raymond Domenech et ses hommes peuvent remercier l'Italie. (Photo L'Equipe)
La nouvelle absence de David Trezeguet, qui relance les spéculations
sur son avenir en bleu à 30 ans, et la place accordée à la génération
87 avec les convocations de Nasri, Benzema et Ben Arfa, ont marqué la
liste de Raymond Domenech dévoilée jeudi en vue des matches de novembre.
Trezeguet
"David
fait un super début de saison avec la Juventus, il est bien, mais il
est en concurrence", s'est justifié, comme la dernière fois Domenech
concernant l'absence du meilleur buteur du Calcio (10 buts en 11
matches), auteur récemment de son deuxième triplé de la saison avec la
Juventus (le sixième du genre sous le maillot de la "Vieille Dame"). Le
sélectionneur assure comme d'habitude que la porte n'est pas fermée car
"l'Euro, si la France se qualifie, c'est dans 8 mois". Pourtant, il
semble bien que l'émergence de Benzema (meilleur buteur de L1 à 19 ans,
il en aura 20 en décembre, avec 11 buts en 13 matches) soit en train de
pousser "Trezegol" vers la marge. Les temps sont durs pour les héros de
l'Euro-2000, puisque Wiltord, blessé récemment avec Rennes, n'a pas été
appelé non plus alors que l'amical contre le Maroc le 16 novembre
pouvait lui offrir sans doute une dernière chance. La question est de
savoir si Trezeguet, dont les relations avec Domenech sont sur courant
alternatif, déjà piqué à vif dans son orgueil, ne va pas jeter l'éponge
bleue cette fois-ci.
La jeunesse triomphante
Avec Nasri
(qui revient après un début de saison gâché par les blessures), Benzema
et Ben Arfa, la génération 87 vit une période dorée. Domenech se défend
de jeunisme et parle "d'équilibre". "Thuram (35 ans), Makelele (34
ans), Henry (30 ans) et Gallas (30 ans) ne sont plus des jeunes,
commente le sélectionneur. Il y a un bon équilibre entre des jeunes
avec de l'ambition, qui doivent confirmer, et des anciens qui savent
que c'est peut-être leur dernière grande compétition si on va à
l'Euro". Entre les cadres et les jeunes loups, certains s'accrochent,
comme Rothen, 29 ans, rappelé, tout comme Alou Diarra, 26 ans, un
intermittent des Bleus, qui profite de la blessure de Vieira. Ce
dernier n'a pas été convoqué mais devrait passer à Clairefontaine
délivrer sa parole de "leader", sans doute surtout auprès des jeunes.
Après ses deux victoires en éliminatoires de l’Euro 2008, la France gagne 2 places au classement FIFA.
En tête du classement FIFA du mois d'octobre, on retrouve l'Argentine,
qui détrône les champions du monde italien, grâce à ses débuts réussis
dans les qualifications de la zone Amérique du Sud pour la Coupe du
Monde 2010.
Le Brésil prend la 2e place, l'Italie est 3e et la France 4e.
A noter aussi : l'Angleterre qui quitte le top 10 tombant du 9e au 11e rang, et la Russie (16e) qui gagne 10 places.