Duel aérien entre le Parisien Clément Chantome (à gauche) et le Lyonnais Sidney Govou
L'Olympique Lyonnais a mis fin samedi à 35 ans de disette en Coupe de France en s'imposant en
finale de l'épreuve face au Paris Saint-Germain, 1-0 après prolongations.
Le héros de la soirée portait le numéro 7 et s'appelait Sidney Govou, buteur providentiel à la 102e minute de jeu sur une
reprise astucieuse d'un centre adressé par Karim Benzema, excentré côté gauche.
Peu
inspirés au cours de la rencontre et subissant un pressing efficace des
hommes de Paul Le Guen, les sextuples
champions de France ont fait toutefois la différence dans les ultimes
instants, faisant preuve d'une lucidité digne d'un grand club
européen.
Orphelin de ce trophée depuis 1973, l'OL a signé sur la pelouse du Stade de France le premier doublé Coupe de
France-Championnat de son histoire.
Les Lyonnais
n'avaient besoin que d'un nul pour être sacrés champions de France. Ils
se sont imposés à Auxerre (3 - 1). L'OL remporte ainsi son 7e titre
consécutif. Benzema, Fred et Källström sont les buteurs lyonnais.
Bordeaux ne pouvait sans doute pas rêver mieux. Auteur d'un match très moyen, Lyon s'est fait reprendre dans le temps additionnel par Rennes
(1-1) et a donc manqué l'occasion de s'envoler vers son septième titre
consécutif. En cas de victoire contre Caen, dimanche, Laurent Blanc et
ses hommes reviendraient en effet à quatre petits points de l'OL.
Autant dire que le Championnat serait bel et bien relancé, à cinq
journées de son terme. Et Lyon ne peut s'en prendre qu'à lui-même. A
court d'imagination, et peut-être de souffle, le sextuple champion de
France a malgré tout longtemps tenu entre ses mains un succès aussi
court que précieux dans sa course au titre. Brouillon, voire inoffensif
en début de match, il s'est contenté d'une tête de Cris, sur corner,
pour faire la différence sur sa toute première occasion (15e).
Källström, d'une frappe en force (41e), ou Benzema, d'une caresse
enroulée sur la barre (54e), auraient pu mettre un terme à tout
suspense. Ils ne l'ont pas fait. Valeureux, les Rennais, à l'image d'un
Sylvain Wiltord titulaire et dans tous les bons coups pour son retour à
Gerland, ont joué leur va-tout dans le dernier quart d'heure. Après
s'être longtemps contentés de défendre, ils ont enfin pris le jeu à
leur compte, profitant de l'apathie du leader, ou de sa suffisance,
c'est selon, pour se montrer enfin dangereux. Une audace vite
récompensée par la tête de Mbia, étonnamment seul au premier poteau
après un corner de Pagis (90e+2). Plus que Rennes, c'est bien Lyon qui
a peut-être relancé le Championnat.
Les
Lyonnais démarreront donc la dernière ligne droite du championnat avec
six points d'avance sur les Bordelais, après leur victoire (4-2) à
Gerland en clôture de la 28e journée de Ligue 1. Le match a tenu toutes
ses promesses et logiquement tourné à l'avantage de l'OL face à des Girondins qui n'ont pas démérité.
Le
match tant attendu entre le leader et son dauphin a tenu toutes ses
promesses dimanche soir au stade Gerland, en clôture de la 28e journée
de Ligue 1. Après leur victoire 3-1 à l'aller, les hommes d'Alain
Perrin ont récidivé devant leur public (4-2), prenant un avantage
psychologique important et surtout six points d'avance au classement.
Avec Fred dans l'axe, Benzema et Keita sur les ailes, les Gones ont
rapidement pris les devants face à des Bordelais obligés de courir
après le score mais qui ont eu le mérite de ne rien lâcher jusqu'à la
fin. Laurent Blanc avait choisi de repasser en 4-5-1 avec Cavenaghi
seul en pointe. Les Girondins s'en sont remis aux coups de pied arrêtés
pour rester dans le match. La sortie sur blessure de Wendel après un
attentat de Réveillère a plombé la fin de la rencontre.
Les buts
-
Keita est alerté dans le dos de Jurietti et centre fort devant le but
pour personne. Grosso récupère sur l'aile gauche et centre pour Bodmer
qui coupe la trajectoire et trompe Ramé de près (12', 1-0).
-
But magistral ! Sur un ballon mal dégagé par les Bordelais et renvoyé
dans la boite de la tête, Bodmer contrôle de la poitrine, efface deux
défenseurs d'une pichenette orientée du droit avant que le ballon ne
touche le sol et déclenche une frappe puissante en demi-volée du coup
du pied droit qui vient se loger dans le petit filet de Ramé (24',
2-0).
- Les Girondins héritent d'un coup-franc à l'entrée de
la surface légèrement côté droit. Wendel s'en charge et contourne le
mur d'une frappe puissante et flottante du gauche qui trompe Coupet qui
avait anticipé au premier poteau (35', 2-1).
-
Benzema redonne de l'air aux Lyonnais d'une frappe sèche à ras de terre
du droit depuis l'entrée de la surface, après un une-deux joué dans
l'axe avec Fred (50', 3-1).
- Cavenaghi ramène les
Bordelais dans le match d'un pénalty croisé du droit touché par Coupet,
après une faute de Toulalan sur Chalmé dans la surface (60', 3-2)
Les temps forts
-
Les Bordelais passent à deux doigts de Coupet de l'égalisation. Sur un
ballon en chandelle renvoyé par la défense lyonnaise à l'entrée de la
surface, Wendel arme une reprise de volée croisée du gauche détournée
in-extremis par le gardien lyonnais (41').
-
Juninho obtient un coup-franc à l'entrée de la surface plein axe. Posté
dans le mur, Diawara détourne de la main. Le ballon retombe devant le
but pour la tête de Benzema qui heurte la barre de Ramé (48').
-
Sur un corner enroulé de Wendel, Diarra s'élève plus haut que Bodmer
aux six mètres et place une tête puissante bien boxée par Coupet sur sa
ligne (62').
La prestation de Lyon
Auteur
d'un bon match, Coupet a évité deux fois l'égalisation avec deux
superbes parades. Réveillère aurait dû être exclu pour un attentat
lamentable sur le meilleur joueur bordelais, Wendel. Le boucher
lyonnais a terminé le match mais pas le Brésilien. Squillaci et Cris
ont vécu une soirée tranquille en muselant bien Cavenaghi. Grosso a
livré une bonne prestation face à Alonso, avec une passe décisive à la
clé. Comme d'habitude, Toulalan s'est donné sans compter mais a taclé à
l'emporte-pièce sur Chalmé, offrant un pénalty aux Bordelais. Juninho a
fait le métier dans l'entrejeu mais sa condition physique ne lui a pas
permis de terminer le match. Benzema a été un poison. Sa pointe de
vitesse, ses déboulés et ses gestes techniques de haut niveau ont
terriblement gêné les défenseurs. Beaucoup de déchet pour Keita,
finalement récompensé par un but. Fred a joué un rôle intéressant en
pivot, avec des fausses pistes ou des remises rapides
La prestation de Bordeaux
Ramé
ne pouvait pas grand-chose sur les deux premiers buts mais n'a pas fait
un seul arrêt du match. Chalmé s'est démultiplié sur l'aile droite pour
contrer Benzema en défense et apporter son soutien et ses centres en
attaque. Diawara et Henrique ont été enrhumés sur le deuxième but et
ont souffert face aux assauts lyonnais. Précieux en couverture et dans
les duels, Jurietti a livré un match sérieux et âpre. Fernando est
coupable sur le premier but avec un marquage trop laxiste sur Bodmer.
Son duo avec Diarra est monté en régime au fil du match. Micoud préfère
jouer avec deux attaquants et sa prestation s'en est ressentie. Il a
été moins en vue que d'habitude. Wendel a été le Bordelais le plus
dangereux et a fait parlé la poudre avec un coup-franc à la Juninho et
une reprise de volée superbe juste avant la pause. Le Brésilien était
déterminé à renversé la vapeur mais a été fauché en plein vol par
Réveillère. Alonso a tenté de provoquer sur l'aile mais n'a pas été en
réussite. Seul en pointe, Cavenaghi a été très peu servi et n'a pas eu
l'occasion de s'illustrer, hormis sur le pénalty.
L'homme du match : Mathieu Bodmer
Titularisé
à la place de Kim Källström, Mathieu Bodmer n'a pas perdu son temps
dimanche soir et mis les Lyonnais sur la bonne voie avec un doublé
magistral dans la première demi-heure du match. Opportuniste sur le
premier, il a été tout simplement génial sur le second avec un
enchaînement digne des plus grands attaquants du Monde.
François Clerc
(défenseur de Lyon) : "Nous avons livré un bon match ici. Nous n'avons
perdu que 1-0. Nous les avons quand même bien embêtés mais
malheureusement, ce sont eux qui sont qualifiés. Il aurait fallu les
gêner plus que cela. C'est une leçon à retenir pour le futur. Le but
concédé à l'aller a été déterminant et nous fait mal. Nous n'avons pas
de regrets par rapport à la manière dont nous avons joué notre match
même si nous aurions aimé marquer forcément. Il fallait tenir
défensivement et se découvrir au fil des minutes".
Fabio Grosso
(défenseur de Lyon) : "Il ne faut rien regretter. C'est sûr que nous
aurions pu faire mieux en première période. Nous avons eu une occasion
pour égaliser mais nous n'avons pas su la saisir pour aller en
prolongations. Nous sommes éliminés je pense par la meilleure équipe
européenne du moment. C'est dommage. Le but concédé à l'aller a été
déterminant. Nous sommes éliminés malheureusement après deux grands
matches contre une grande équipe. Il faut rester positif après les défaites comme après les victoires".
Lyon
est éliminé de la Ligue des champions par Manchester United, qui
s'impose sur sa pelouse d'Old Trafford grâce à un but de Cristiano
Ronaldo (1-0, aller 1-1). Le parcours de Govou et ses coéquipiers
s'achève en 8e de finale.
Buts : Benzema (54e) pour Lyon - Tevez (86e) pour Manchester
L'enfer
n'est finalement pas si terrible que cela. Pas si terrible mais
susceptible, tout de même, de vous toucher là où ça fait mal. C'est ce
qu'ont dû penser les joueurs de Lyon à l'issue de leur première
confrontation face à Manchester, en 8e de finale de la Ligue des
Champions (1-1). L'OL s'attendait à en voir de toutes les couleurs et
la grande majorité des observateurs assister à l'explosion en plein vol
du club chéri de Jean-Michel Aulas. Finalement, les Diables Rouges
n'ont pas été aussi maléfiques que prévu sur la pelouse de Gerland. En
revanche, ces derniers ont joué... un tour diabolique aux Gones. Un but
inscrit à l'extérieur, soit le service minimum pour MU. Et un sacré
casse-tête désormais pour Lyon.
Mathieu Bodmer a tiré une belle épine du pied des Lyonnais
Tranquille en première période puis bousculé en seconde, Lyon a attendu
la toute fin de match pour sortir ses griffes contre Sochaux (4-1). Les
Lionceaux ne méritaient pas cela.
L'OL
domine Toulouse (3-2) et prend deux points de plus d'avance sur Nancy,
tenu en échec à Caen (0-0). Bordeaux, qui étrille Auxerre (4-1),
revient d'ailleurs à hauteur des Lorrains. Valenciennes, qui bat
St-Etienne (2-0) est l'étonnant 4e du classement. Nice, qui gagne à
Strasbourg (0-1), est 5e.
La deuxième partie du championnat pourrait tourner au duel entre Lyon et Bordeaux.
L' Olympique Lyonnais, qui retrouvait Grégory Coupet
dans les buts, a signé une victoire solide face à des Toulousains dont
les deux buts ont été inscrits contre son camp par Réveillère pour
l'un, dans les arrêts de jeu alors que le matché était plié pour
l'autre... Les Buts lyonnais ont pour leur part été marqués par les
stars du club : Hatem Ben Arfa à la suite d'un slalom spécial dans la défense toulousaine (17e), Pernambucano Juninho sur un coup franc direct (54e) et Karim Benzema sur un exploit personnel "ronaldesque" (66e).
Les Girondins de Bordeaux
ont d'abord encaissé un but Auxerrois à Chaban-Delmas, avant de lâcher
les chevaux. Quatre buts, dont un doublé de Cavenaghi, un coup franc
direct de Planus et un but en toute fin de rencontre de Bellion, le
meilleur buteur du club. Une victoire nette (4-1) qui permet au groupe
de Laurent Blanc
de lorgner sur la deuxième place, de plus en plus précairement occupée
par Nancy après son match nul à Caen (0-0). Bordeaux et Nancy comptent
le même nombre de points : 36, soit 6 de moins que Lyon.
SOCHAUX SE RELANCE
Juste derrière Lyon, Nancy et Bordeaux, le Valenciennes FC et l' OGC Nice
font une incursion pour le moins innattendue après leurs succès
respectifs face à St-Etienne et à Strasbourg. Un peu plus loin, à la 8e
place, l' AS Monaco est en embuscade après son succès arraché dans les arrêts de jeu face à Lorient (1-0).
En queue de tableau, le FC Sochaux
se relance en s'imposant au Mans (0-2), tandis que Metz, qui a
longtemps mené à Lille, voit le club nordiste égaliser dans les
dernières secondes de la partie (1-1).
Lyon est devenu champion d'automne de L1 lors d'une 18e journée
également marquée par le psychodrame du Paris SG, 18e et en pleine
crise, et par la déception de Marseille, qui menait à 2 à 0 Bordeaux et
a été rejoint à 2-2, cinq jours après avoir été humilié par Liverpool
(4-0).
L'OL, sextuple champion, compte 38 points, alors que l'ASNL, 2e, en
est désormais à 34. Les joueurs du président Jean-Michel Aulas n'auront
donc pas à attendre le choc Nancy-Lyon samedi prochain, lors de la 19e
journée, pour décrocher ce titre honorifique de mi-saison.
Nancy
semble s'essouffler. A Strasbourg, c'était son 4e match consécutif de
L1 sans succès. Lyon, lui, était apparu fatigué samedi soir contre Nice
(0-0) après ses efforts à Glasgow. Jean-Michel Aulas prépare déjà le
mercato et réfléchit pour savoir qui de Fred ou Baros aura son bon de
sortie cet hiver. Car avec le talent de Benzema, il n'y aura pas de
place pour tout le monde en attaque à l'OL.
Avec un duo
Cissé-Niang, Marseille a longtemps cru se refaire une santé en menant 2
à 0, puis 2 à 1 à 20 minutes de la fin. Mais Bordeaux (3e) est revenu.
Et l'OM a perdu une place (14e).
Pour son ennemi-juré parisien,
c'est la catastrophe. Dans la zone de relégation, la question pour le
PSG est: que faire maintenant? Alain Cayzac, marqué comme jamais par le
nouveau revers de son club, a laconiquement lâché samedi soir que
"toutes les solutions seraient envisagées". Que faut-il comprendre? Une
démission ou un limogeage du président? Un sort comparable pour son
entraîneur Paul Le Guen? Y aura-t-il vraiment une révolution? Les
actionnaires vont-ils jouer la montre jusqu'au mercato? Vont-ils nommer
un adjoint ou un manager général pour épauler Le Guen?
En
attendant une réponse à toutes ces questions, le constat est tout
simplement désolant: le PSG n'a gagné aucun de ses matches au Parc des
Princes lors de la phase aller (4 nuls, 6 défaites). Il y a sans doute
à parier que les cars de CRS seront plus nombreux encore à la reprise
de l'entraînement pour éviter des incidents avec les supporteurs. Et le
dernier match de l'année à Saint-Etienne la semaine prochaine s'annonce
déjà sous haute tension.
Le PSG n'est pas le seul à aller mal.
Rennes a encaissé samedi sa 6e défaite d'affilée, avec 14 buts
encaissés à la clé. Pierre Dréossi a démissionné dimanche de ses
fonctions d'entraîneur, mais a gardé celles de manager général. Pour
lui succéder, les rumeurs sont lancées. Le Parisien et L'Equipe
évoquent déjà les noms de Guy Lacombe ou Vahid Halilhodzic. A Rennes,
le mercato sera sans doute agité.
Il le sera sans doute aussi à
Lens (16e à un point du PSG), où Jean-Pierre Papin n'y arrive pas.
Samedi, son équipe est tombée (2-0) à Monaco. Une erreur d'appréciation
inhabituelle de Runje est à l'origine du premier but et en fin de match
Dindane a perdu son sang-froid et a été exclu.
Une mauvaise
nouvelle pour JPP qui devra se passer de cet atout offensif pour le
derby du nord Lens-Lille la semaine prochaine. Tout aussi inquiétant
pour Papin, Lille s'est refait une santé aux dépens de Saint-Etienne
(3-0) et a fait un bond de 3 places pour rejoindre la 15e position.
Dans
le "choc" des mal classés, Metz-Sochaux, Jean-Luc Ruty, pour son
premier match après le limogeage de Frédéric Hantz, a porté bonheur aux
Franc-Comtois, vainqueurs 2-1. Sochaux, 19e, n'est plus qu'à 3 points
du PSG.
Pour le reste, le championnat continue à ne respecter
aucune logique: Le Mans est 4e et Valenciennes est 5e après avoir
corrigé Auxerre (3-0).
Le nouveau stade de l'Olympique Lyonnais est prévu pour 2010. Sa capacité d'accueil sera de 60 000 places, soit 20 000 places de plus qu'au stade Gerland. Le chantier commencera début 2009.
La maquette du futur stade lyonnais a été conçue par le cabinet d'architectes HOK Sport, qui a réalisé l'Emirates Stadium d'Arsenal,
en Angleterre. OL Land devrait d'ailleurs beaucoup y ressembler. Des
études de marché sont en cours pour savoir s'il est financièrement
concevable que la pelouse soit rétractable et le toit amovible
Le stade sera au centre d'un complexe de50 hectares appelé "OL Land". En plus des terrains d'entraînement et d'un musée spécifiques à l'OL, cette zone comprendra un centre commercial, deux hôtels, un centre de loisirs, une piscine et une salle de fitness
Le coût estimé pour OL Land avoisine les 300 millions d'euros.
Pour financer ce projet, le président du club Jean-Michel Aulas compte
sur l'apport des actions du club (OL Groupe est côté en Bourse depuis
février 2007). Il souhaiterait aussi pratiquer le naming,
c'est-à-dire que le plus gros investisseur donne son nom au stade,
comme cela s'est fait à Arsenal avec la compagnie aérienne Emirates.
Le futur complexe sportif sera construit à 20 kilomètres à l'est de Lyon,
dans la commune de Décines-Charpieu. Cette ville fait partie de
l'intercommunalité "Grand Lyon". Le site est desservi par les grands
axes autoroutiers et le sera par la future ligne de métro Lea
Le président lyonnais Jean-Michel Aulas veut que le futur stade, comme Gerland aujourd'hui, accueille des rencontres internationales
de l'équipe de France de football et de rugby. Il souhaite aussi que
des grandes manifestations (finale de la Ligue des champions, concerts)
se tiennent dans l'enceinte lyonnaise.
marseille fait tomber lyon dans un match intense et magnifique . le doublet de niang sort marseille de la zone rouge . le declic probable pour les marseillais pour se relancer en championnat et bien finir la ligue des champions avec une qualification en 8 eme de finale .
du grand marseille et un grand lyon 15.80 est la note canal +
Après un entraînement à la carte, Alain Perrin a
tenu son point presse. La venue de lOM constituant à ses yeux un
rendez-vous important un second match de Champions League de la
semaine
Alain que représente la venue de lOM ?
« Cest un grand match ; une belle affiche ; un rendez-vous important à
Gerland. Il faudra répondre présent pour lemporter. Ce nest pas le
19ème que nous allons rencontrer mais une équipe qui a gagné à
Liverpool et qui sest bien comporté mardi soir à Porto. Ce groupe a de
la qualité offensive qui peut nous mettre en difficultés. Le classement
de lOM ? Cela est effectivement surprenant comme ces 20 points décart
avec nous. Cest le football. Ce ne sera pas un match piège, parce que
nous sommes prévenus de la véritable valeur de cette équipe. Elle a des
arguments à faire valoir. Cette équipe a changé, il faut lui laisser le
temps de sexprimer, mais à Marseille, cest délicat. Il y a toujours
de limpatience ».
Pour vous, est-ce un rendez-vous particulier?
« Non. Cela fait longtemps que je ne suis plus au club et jai entraîné
dautres équipes depuis. Ce nest donc pas un rendez-vous personnel.
Pour moi, cest le second match de Champions League de la semaine. Les
2 équipes sont en course dans cette compétition. LOM aura eu un jour
de plus en terme de récupération. Cela compte en fin de série. Pour
faire un bon match, il faut être deux. Ce genre de confrontation
convient mieux à lOM. Avec un point pris à Gerland, elle serait
satisfaite. Elle va jouer sur le temps, le contre, sans pour autant se
contenter de défendre. LOM peut-il descendre ? Je ne le crois pas un
seul instant ».
Un mot sur votre équipe ?
« Benzema ? Il soigne une béquille. Je ne sais pas encore comment il
sera dimanche. Sil est en état, je ne vais pas me priver de lui. Soit,
il sera titulaire, soit il sera remplaçant. Il y a forcément de
lusure. Lentraîneur, lui, est partagé entre le talent et la forme du
moment. Il faut peser les choses. Baros ? Il sera dans le groupe.
Grosso sest content de soins. Il a une douleur au mollet liée à sa
blessure au pied. La sélection de Raymond Domenech ? Je suis content,
notamment pour Toto Squillaci et François Clerc. Toulalan ? Le staff
médical jugera. Pour linstant, il est difficile de se prononcer sur
son état. Il est proche de la guérison mais est-ce-que cela sera
suffisant pour honorer la sélection ? Müller ? Il jouera ce week-end en
CFA ».
Que vous inspire votre série de victoires ?
« Toutes ces victoires nont pas été faciles à obtenir. Nous navons
pas toujours été dominateurs contre nos récents adversaires. Des
adversaires qui nous ont mis en difficultés. Il a fallu faire face à
plusieurs éléments délicats. Le mental a donc été important. Conservons
cet état desprit face à lOM, sinon on passera à la trappe. Ce
comportement est tout à lhonneur des joueurs.».
En conservant létat desprit affiché
à Porto, les Olympiens, emmenés par leur capitaine Lorik Cana, espèrent
réaliser une performance à Lyon et ainsi se relancer en L1.
loic cana
Comment abordez-vous la rencontre de dimanche à Lyon ?
Aller chez le leader ou sur le terrain dune équipe comme Lyon est
toujours quelque chose de difficile. En plus, cette année, on ny va
pas en pleine confiance. Depuis que je suis à Marseille, on a toujours
réalisé de très bonnes performances à Lyon et même si parfois le
résultat na pas toujours été en notre faveur, la prestation était au
rendez-vous.
On a un impératif de résultat, on ira donc à Gerland pour remporter le
match. Je pense que lon a les capacités et léquipe pour gagner. Mais
face à nous, on aura une formation qui va tout faire pour rester en
tête du classement.
Le mental va peser lourd dans cette rencontre
Surtout de notre côté, car nous avons un impératif de résultat. Cest
donc à nous daller chercher le petit plus pour faire pencher la
balance en notre faveur. Lyon a plus de certitudes dans son jeu.
Lyon va ouvrir le jeu, cela donnera plus despaces à lOM pour développer le sien
Peu importe ladversaire et peu importe son système, on se doit de
trouver les failles. On ny arrive pas toujours. Ce sera un match très
dur et difficile. On est attendu à Gerland, il faudra être costaud.
Cest un bon moyen pour continuer sur la lancée de Porto avec un
résultat plus positif quau Portugal.
Comment définiriez-vous léquipe lyonnaise ?
On disait quelle allait peut-être baissé cette saison mais elle est
toujours en tête du championnat. Cest une équipe qui conserve sa
suprématie en France et qui est de loin la meilleure de lhexagone.
Cest un test pour nous. On pourra démontrer également que nous ne
sommes pas à notre place.
LOM a joué mardi et Lyon mercredi. Un jour de plus dans la préparation peut-il compter ?
On a plus de temps pour récupérer mais Lyon a quatre jours pour se
préparer, cest suffisant. Cest plus dur quand il ny a que deux ou
trois jours. Ils seront donc frais, ils ont un effectif étoffé. Les
deux équipes seront prêtes à livrer bataille.
Quels seront les mots du capitaine avant la rencontre ?
Je vais essayer de trouver les mots justes pour que les joueurs se
sentent le mieux possible dans leur peau. Je veux quils soient fiers
de porter les couleurs marseillaises. Je vais aussi leur rappeler que
cest une opportunité extraordinaire de faire une performance à Lyon et
que cest également le meilleur moyen de nous relancer en championnat.
Il faut être soudé afin de montrer le meilleur visage de lOM.
Hier soir à Gerland, Lyon a littéralement pulvérisé Stuttgart 4 buts à 2.
L'ogre Lyonnais (au moins jusqu'en 1/8ème de finale) n'a fait qu'une
bouchée de ce monstre Allemand qui fait trembler l'Europe. Leur
actuelle 14ème place au classement de Bundesliga n'est qu'un leurre,
tout comme leur dernière place
dans leur groupe en LDC avec 0 points en 4 matches, car ils ont bien
actuellement le niveau de la 1ère place de leur championnat loin devant
le Bayern.
Quoiqu'il en soit, Lyon n'a jamais tremblé tant leur niveau de jeu
était au dessus de celui des Allemands qui n'ont jamais fait surface
dans ce match et qui n'ont jamais donné l'impression de pouvoir revenir
au score. Remy VERCOUTRE, le meilleur goal du monde a réussi des
parades exceptionnelles.
Tout ceci s'est déroulé dans le plus grand stade du monde plein à bloc
(37000 places) et avec le meilleur public du monde, c'est bien connu,
qui n'a cessé de chanter, sauter, et faire de tifos magnifiques qui
sont une référence dans le monde du football. Ce public est le meilleur
de France, faut-il le rappeler?
Bref, les Lyonnais deviennent énormes! Les 2 branlées 3-0 qu'ils ont
subies contre Barcelone et Glasgow et qui étaient dues à des erreurs
d'arbitrage sont vites oubliées car Lyon se retrouve aujourd'hui 1er de
son groupe derrière Barcelone et Glasgow.
ce n'est pas sa vitesse d'execution mais bien celle de son vehicule .
Jeudi, Milan Baros
a réalisé un nouveau record de vitesse dans l’Ain. Au volant de sa
Ferrari F430, l’attaquant tchèque a été flashé à 271 km/h ! Le joueur a
expliqué aux gendarmes qu’il souhaitait «faire écouter le bruit du moteur d’une Ferrari» à
l’ami qui l’accompagnait. Il risque trois ans de suspension de permis,
une forte amende et la confiscation définitive de son bolide.